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Dans l’imaginaire collectif, l’internat est souvent perçu comme un simple lieu d’hébergement. En réalité, il constitue un véritable soutien à la réussite. A ce titre, son rôle prend une importance particulière dans l’enseignement supérieur. Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) – scientifiques, littéraires et économiques et commerciales – demeurent en effet l’une des voies d’excellence de l’enseignement supérieur français.
Leur ambition est claire : permettre à des jeunes talentueuses et talentueux, venus de tous les horizons géographiques et sociaux, d’accéder aux formations de très haut niveau leur garantissant ensuite une entrée réussie dans le monde du travail. Mais pour que cette promesse d’égalité des chances devienne pleinement réalité, encore faut-il garantir à chacune et à chacun des conditions d’étude adaptées.
A ce titre, l’internat joue un rôle bien plus déterminant qu’on ne le pense souvent, en particulier dans le contexte de la démocratisation de l’enseignement supérieur et des classes préparatoires au XXIe siècle. Les étudiantes et les étudiants des CPGE ont en effet besoin de beaucoup de temps pour travailler efficacement, tout en conservant des moments de détente ainsi que des activités sportives et culturelles rapidement accessibles, nécessaires à leur équilibre personnel, gage d’une scolarité épanouie.
Dynamiques collectives
A cet égard, la présence d’un internat permet de mieux organiser la journée et d’utiliser le temps disponible de manière plus équilibrée. Les internats ou la formule de l’internat-externé [qui permet à un élève de profiter des repas et des infrastructures proposées par un établissement sans y dormir] offrent également des espaces de travail accessibles en soirée ainsi qu’un cadre propice à la concentration au quotidien et en particulier pendant les concours.
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Source:
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