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Les discriminations et agressions vécues par les salariés LGBTQIA+ repartent à la hausse

Plus d’un salarié LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, intersexes, asexuels) sur trois déclare avoir été victime d’au moins une agression sur son lieu de travail : « 36 % d’entre eux ont déjà subi des moqueries ou propos désobligeants, 32 % des insultes, 28 % des mises à l’écart, et même, pour 19 %, des violences physiques », énumère Guillaume Savoie, vice-président de l’association L’Autre Cercle, qui œuvre pour leur inclusion dans le monde du travail et de l’enseignement supérieur.

Les discriminations vécues par les salariés LGBTQIA+, ou dont ont été témoins leurs collègues, ont nettement augmenté entre 2024 et 2026, selon la cinquième édition de l’enquête menée par l’IFOP pour L’Autre Cercle, réalisée en janvier et février auprès d’un échantillon représentatif de 10 185 salariés, dont 942 LGBT+. Il en ressort que 37 % des salariés LGBT+ ont été victimes de discrimination de la part de leur direction, en hausse de 12 points depuis 2024.

Ces chiffres inquiétants s’inscrivent dans un contexte de retour en arrière sur les questions de diversité, comme l’illustre la lettre de l’ambassade américaine en France en 2025 menaçant les entreprises hexagonales mettant en œuvre des programmes de diversité et inclusion. Mais ils montrent aussi une dynamique positive : la visibilité des salariés LGBT+ auprès de leurs collègues est en progression constante, à 72 %, soit 10 points de plus qu’il y a deux ans. Ce qui traduit une moindre crainte des salariés que leur coming out ait un impact négatif sur leur vie professionnelle.

Sur ce sujet, la posture de l’entreprise est déterminante. « L’employeur est garant de la sécurité physique et psychologique. Un employeur qui ne fait rien pour lutter contre les agressions est donc discriminant, rappelle Guillaume Savoie. Dans une telle entreprise, les salariés travaillent la boule au ventre, et le turnover sera par conséquent plus important chez les LGBT. »

Des dispositifs d’alerte efficaces

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Source:

www.lemonde.fr