• Soumsoum, la nuit des astres ⭐⭐⭐
de Mahamat-Saleh Haroun | Film franco-tchadien, 1 h 41 | Drame
Dans un village du nord-est du Tchad, dans un décor immuable de sable et de pierres qui rend l’époque difficile à situer, Kellou, une adolescente, est traversée par des visions étranges et effrayantes. Pour essayer de les comprendre, elle se rapproche d’Aya, une femme rejetée par tous en raison de ses supposés pouvoirs, et ouvre les yeux sur sa propre condition.
Notre avis : Mahamat-Saleh Haroun emprunte aux légendes de son enfance pour renouer avec les racines animistes de l’Afrique et offrir à son héroïne un chemin d’émancipation féminine. Construit comme un conte, ponctué de passages oniriques, son film d’une grande épure nous offre un voyage initiatique et spirituel dans des paysages d’une beauté à couper le souffle.
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• À voix basse⭐⭐⭐
de Leyla Bouzid | Film franco-tunisien, 1 h 53 | Drame
De retour en Tunisie pour assister aux funérailles de son oncle mort dans des circonstances étranges, Lilia va mener l’enquête. Au fil de ses découvertes, elle va se retrouver confrontée à sa propre histoire. Elle qui partage sa vie avec une femme qu’elle cache dans un hôtel non loin de la maison familiale.
Notre avis : Leyla Bouzid aborde le sujet de l’homosexualité, considéré comme un crime en Tunisie, avec une grande pudeur et beaucoup de détermination. Avec l’espoir de faire bouger les mentalités dans son pays.
» LIRE LA CRITIQUE : « À voix basse » de Leyla Bouzid : au cœur des non-dits de la société tunisienne
• Nous l’orchestre ⭐⭐
de Philippe Béziat | Film français, 1 h 30 | Documentaire
La caméra de Philippe Béziat se faufile parmi les musiciens de l’Orchestre de Paris. Côté scène et côté coulisses, le réalisateur les suit en répétition, dans le foyer des musiciens ou les loges du bâtiment. Il laisse la parole aux artistes se refusant d’utiliser la voix off.
Notre avis : La dimension sonore est extrêmement soignée mais la démarche de Philippe Béziat reste superficielle sur le fond comme sur la forme.
» LIRE LA CRITIQUE : « Nous l’orchestre » de Philippe Béziat : plongée dans l’océan symphonique
• La Poupée ⭐⭐
de Sophie Beaulieu | Film français, 1 h 20 | Comédie
Rémi (Vincent Macaigne) vit avec Audrey (Zoé Marchal), l’épouse parfaite : belle, disponible, loyale. Pour cause : Audrey est une poupée sexuelle. Une poupée qui va même prendre vie en apprenant que l’équipe de Rémi au travail compte désormais une femme : Patricia (Cécile de France), une intérimaire qui remplace un collègue parti en congé paternité.
Notre avis : En s’inspirant d’un reportage sur des hommes se disant amoureux de poupées hyperréalistes, Sophie Beaulieu propose, pour son premier long métrage, une comédie teintée de fantastique qui, malgré un discours intéressant sur les absurdités du patriarcat, ne se prend pas au sérieux.
» LIRE LA CRITIQUE : « La Poupée », de Sophie Beaulieu : quand l’amour prend vie
• Michael ⭐
d’Antoine Fuqua | Film américain, 2 h 07 | Biopic musical
Le biopic retrace le parcours du « roi de la pop », de ses 8 ans jusqu’au sommet de sa gloire. Et ce n’est autre que Jaafar Jackson qui interprète le rôle de son oncle et rejoue avec brio les scénographies les plus mythiques de Michael Jackson. Un tendre récit en plusieurs dates clés.
Notre avis : C’est un portrait élogieux, presque hagiographique, que dessinent le réalisateur américain Antoine Fuqua et le producteur Graham King. Mais le film passe complètement sous silence les accusations d’abus sexuels qui ont visé Michael Jackson.
» LIRE LA CRITIQUE : « Michael » (Jackson) : un biopic qui célèbre la légende du « roi de la pop »
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Source:
www.la-croix.com

