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Grippe : ces « ruses » qui rendent le virus plus nocif

Comment les virus de la grippe acquièrent-ils leurs redoutables capacités de multiplication ou de virulence ? Deux études ont disséqué les fins rouages de ces processus. La première, publiée dans la revue Nature, le 4 mars, montre la façon dont le virus influenza de type A commet, dans le noyau des cellules humaines qu’il infecte, un rapt moléculaire pour parvenir à se multiplier. La seconde, parue dans la revue Science, le 12 mars, révèle comment la « machine à copier » l’ARN du virus de la grippe aviaire se bloque parfois, rendant ce pathogène bien plus létal – y compris pour l’être humain, quand il parvient à franchir la barrière d’espèce.

Fait notable, ces deux études se rejoignent autour d’une même molécule, l’ARN polymérase de ces virus. « Celle-ci assure deux fonctions cruciales : elle transcrit le génome viral en ARN messager et elle copie ce génome », résume Stephen Cusack, du Laboratoire européen de biologie moléculaire, à Grenoble. Ce chercheur est l’un des coordonnateurs du travail publié dans Nature, mené avec des équipes du CNRS à l’Institut Pasteur, à Paris, et de l’Institut Max-Planck, à Göttingen (Allemagne).

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Source:

www.lemonde.fr