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Dans la Sarthe, le village et son fournil maudit

La boulangerie est le commerce de proximité préféré des Français, répètent régulièrement les enquêtes. Encore faut-il en avoir une près de chez soi… Si le nombre d’enseignes est en progression – avec 43 000 établissements actifs actuellement, d’après le cabinet d’études Epsimas –, l’écart se creuse entre les villes et les campagnes : les ouvertures se concentrent dans les premières, les fermetures dans les secondes.

A Assé-le-Boisne (Sarthe), on connaît bien le phénomène. Au cours d’une période de trois ans, ce village de 900 habitants a vu son fournil baisser le rideau… à trois reprises. Un premier couple a tenu une demi-année, un second treize mois et le dernier seulement cinq jours. Autant dire que l’arrivée de nouveaux professionnels, début avril, a suscité un mélange de soulagement et de crainte dans la population.

Le maire (sans étiquette), Yves Gérard, réfute les facteurs habituellement avancés par la profession – hausse de l’énergie et des matières premières… –, préférant invoquer la loi des séries : « Nous avons été confrontés à un manque de sérieux des candidats » à la succession du boulanger en place, parti s’installer en Normandie. La municipalité est très impliquée dans ce dossier en tant que propriétaire des murs de la boutique et du fonds de commerce, ceci dans l’objectif de faciliter l’arrivée de nouveaux artisans ne trouvant pas de banques pour se faire prêter de l’argent.

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Source:

www.lemonde.fr