Lancé à près de 300 kilomètres-heure, le Black Bird, un drone de 6 kilos ressemblant à un mini-avion de chasse, déboule de l’arrière de la piste, effectue quelques figures dans le ciel, puis retourne se poser, sous le regard ébahi d’une délégation du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) venue assister, le 16 mars, à une démonstration de lutte antidrone sur la base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge (Essonne).
Libéré par l’armée en 2012, l’ancien centre d’essais en vol, théâtre de nombreux exploits aériens, comme le premier passage du mur du son, le 12 novembre 1952, par un avion français, un Mystère II de Dassault, est devenu, sur sa partie sud, le terrain de jeu des fabricants français de drones (la zone au nord est occupée par des activités événementielles, comme des tournages de films ou la Fête de L’Humanité).
Sur 300 hectares, au-dessus des parcelles d’un maraîcher bio et de la forêt, à proximité de bâtiments et d’un immense entrepôt logistique d’Amazon, industriels et start-up, comme Alta Ares, qui a développé le Black Bird avec le turboréacteur de la PME alsacienne ALM Méca, peuvent faire voler leurs appareils dans un environnement semi-urbain qui s’apparente à celui qu’ils pourraient rencontrer sur un théâtre de guerre. Et, depuis quelques mois, la piste ne désemplit pas, signe de l’effervescence qui règne dans les drones depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022.
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Source:
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