Loin de Wolfsburg, en Basse-Saxe, et de son vieux siège construit en 1938, Volkswagen se prépare à participer à l’un des salons les plus cruciaux de l’année pour son avenir : Auto China, qui s’ouvre vendredi 24 avril, à Pékin, où le constructeur allemand doit présenter au grand public l’ID. Era 9X, son premier véhicule entièrement made in China. Sur le premier marché automobile du monde, désormais leader technologique pour toute l’industrie, Volkswagen joue son va-tout : c’est de là que l’allemand compte enrayer son déclin au détriment de son pays d’origine, où il intensifie ses réductions de coût, au point de ne pas exclure des coopérations sur certains sites de production avec des industriels chinois. Plusieurs d’entre-eux ont d’ailleurs manifesté leur intérêt, a rapporté l’agence Reuters en janvier.
Volkswagen et le paradoxe chinois, c’est ainsi que l’on pourrait résumer l’étrange situation dans laquelle se trouve le premier constructeur automobile européen, qui continue à vendre un véhicule sur trois dans le pays. Après avoir largement contribué à motoriser la République populaire de Chine, dès les années 1980, puis encaissé de copieux bénéfices liés à l’explosion de la demande automobile, dans les années 2010, le groupe allemand doit aujourd’hui s’incliner devant la compétitivité et le dynamisme de ses nouveaux concurrents locaux. Le véhicule chinois, électrique ou hybride, mais surtout connecté et peu cher, semble être devenu la nouvelle « voiture du peuple », y compris en Europe, où il conquiert de plus en plus de parts de marché.
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Source:
www.lemonde.fr

