Les investissements massifs dans le secteur de la défense auxquels procèdent les pays européens profitent à l’entreprise wallonne John Cockerill. Et à l’emploi qu’elle procure désormais à quelque 4 200 salariés en France, soit la moitié de son effectif total. Le groupe industriel détenu par le Français Bernard Serin est également actif dans les secteurs de l’énergie, de la maintenance nucléaire et de la métallurgie mais c’est son activité dans le domaine de l’armement qui lui a permis de franchir, pour la première fois, le cap des 2 milliards d’euros de commandes en 2025. Le dépassement de ce seuil décrit comme « symbolique » par son directeur exécutif, Jean-Luc Maurange – également français –, est fortement lié au rachat, en 2024, du français Arquus.
C’est en effet grâce à Arquus que le groupe a décroché le marché pour la fourniture de 7 000 camions logistiques à l’armée de terre française, une commande qui sera complétée par 376 camions-citernes à l’horizon 2030. Un « marché du siècle » estimé à au moins 2,2 milliards d’euros mais dont, « prudemment » selon M. Maurange, John Cockerill n’a voulu inscrire qu’une partie (350 millions) dans son bilan 2025. Celui-ci s’est soldé par un bénéfice de 49 millions d’euros, une performance limitée en raison de l’adaptation coûteuse du réseau informatique d’Arquus et d’investissements importants dans l’hydrogène. Le groupe wallon a également acheté en 2025, à la barre du tribunal, une autre entreprise française, McPhy, spécialisée dans les équipements pour la production et la distribution d’hydrogène vert.
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Source:
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