« Ah bon, il est là ? » « Tu crois que c’est vraiment Satoshi ? » « Il a démenti. » Une foule d’investisseurs, de banquiers, et de figures internationales des cryptomonnaies est réunie, coupe à la main, mardi 14 avril, lors d’une soirée au château de Versailles. Ils ont été invités, ou ont déboursé près de 5 000 euros, pour obtenir un ticket d’entrée à une soirée de gala « VIP » organisée par la Paris Blockchain Week, qui a privatisé les lieux.
Sous l’immense verrière de la galerie des Batailles, les yeux lorgnent moins vers les 33 tableaux représentant toutes les gloires de la France que vers un Britannique d’une bonne cinquantaine d’années.
Sac au dos, smartphone abîmé à la main, l’homme dont il est question est l’un des rares à ne pas avoir respecté le dress code imposé. Adam Back ne porte ni smoking ni nœud papillon. Il s’est contenté d’une simple veste sur chemise noire. Mais s’il attire les regards c’est que, six jours auparavant, le New York Times le désignait, dans une longue enquête, comme étant Satoshi Nakamoto.
L’un des plus gros mystères
Le pseudonyme désigne la personne qui a lancé le mouvement des cryptomonnaies, en publiant, le 31 octobre 2008, un livre blanc sur le concept du « bitcoin : un système de paiement électronique pair à pair ». Son identité réelle reste, encore aujourd’hui, un mystère pour les observateurs ou les régulateurs. Son identification est devenue l’une des quêtes les plus intenses d’Internet et des médias.
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Source:
www.lemonde.fr

