Plusieurs milliers de personnes et des dirigeants d’extrême droite de toute l’Europe se sont rassemblés à Milan, samedi 18 avril, pour un grand meeting sur l’immigration, la sécurité et contre les règles communautaires de l’Union européenne (UE).
Les Patriotes pour l’Europe, un groupe politique du Parlement européen, ont réuni leurs partisans devant la cathédrale de Milan, « symbole de la chrétienté », pour cette manifestation baptisée « Sans peur : en Europe, patrons chez nous » et au cours de laquelle le terme « remigration » a été scandé à plusieurs reprises par l’assistance.
« Cher Viktor [Orban], tu as défendu les frontières et combattu les trafiquants d’êtres humains et les trafiquants d’armes. Continuons tous ensemble ce combat, de liberté et de légalité », a lancé au début de son intervention Matteo Salvini, secrétaire du parti italien d’extrême droite la Ligue (Lega), en référence à la sévère défaite électorale, le 12 avril, du premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban aux élections législatives.
A quelques centaines de mètres de là, une contre-manifestation organisée par plusieurs associations antifascistes a rassemblé plusieurs milliers de personnes, tenues à l’écart de la place de la cathédrale par un important cordon policier.
Jordan Bardella présent à ce rassemblement
« Aujourd’hui, la tragédie que nous avions prédite est devenue une réalité : notre peuple, les habitants originels de l’Europe, a été frappé par un raz-de-marée d’immigration de masse, d’immigration illégale, principalement en provenance de pays islamiques », a lancé Geert Wilders, à la tête du parti d’extrême droite néerlandais.
« Ici à Milan, je suis venu pour vous rassurer : notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche. Et nous nous préparons à dire adieu à Macron », a dit pour sa part le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui s’est exprimé en italien. « Avec Marine Le Pen, nous menons un combat existentiel pour faire de la France à nouveau une grande puissance », a-t-il ajouté, en disant estimer qu’une « victoire du Rassemblement national en France ne sera pas seulement une victoire française » mais « pour toutes les nations d’Europe ».

Egalement invités par le vice-premier ministre du gouvernement de coalition ultraconservateur de Giorgia Meloni, la Grecque Afroditi Latinopoulou, l’Espagnol Santiago Abascal ou encore le premier ministre tchèque, Andrej Babis – ces deux derniers dans des vidéos –, se sont également exprimés.
Un rassemblement du camp progressiste, réunissant notamment le premier ministre espagnol Pedro Sanchez et les chefs d’Etats brésilien Lula et mexicain Claudia Sheinbaum, est prévu en parallèle samedi à Barcelone.

« A Bruxelles, il est temps d’arrêter et de suspendre ce monstre idéologique appelé “Green Deal”, qui n’a rien de vert. Un ensemble de règles, de contraintes et de taxes absurdes qui sont en train d’appauvrir les entreprises italiennes et européennes, au profit des entreprises chinoises et de la spéculation financière », a estimé à la tribune Matteo Salvini.
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Le parti d’extrême droite demande, comme le gouvernement italien, que la Commission européenne autorise les pays de l’UE à déroger aux règles sur les déficits pour aider leurs citoyens et leurs entreprises à traverser la crise de l’énergie ouverte par la guerre en Iran.
Il faut « suspendre ces règles hors du monde que sont celles du pacte de stabilité, qui sont en train de bloquer notre économie », a martelé Matteo Salvini samedi, en affirmant que « dans un moment exceptionnel il faut faire des choix courageux ». Si « une réponse positive n’arrive pas dans l’espace de quelques jours, et non de quelques mois, nous agirons seuls », a-t-il ajouté.
Source:
www.lemonde.fr

