A Marseille, l’audience s’annonce sous haute tension, et, déjà, les communiqués de soutien des « camarades » affluent de toutes les sections de la CGT des Bouches-du-Rhône. Mardi 28 avril, un responsable et un ex-responsable du comité d’entreprise (CE), devenu comité social et économique (CSE) du grand port maritime de Marseille, sont appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel.
Le premier, Pascal Galéoté, est secrétaire du CSE depuis 2015 ; le second, Bernard Cristalli, fut trésorier de l’organisme entre 2014 et 2022. Tous deux sont également piliers de la CGT, le syndicat majoritaire au comité d’entreprise, institué en 2014 et devenu CSE en 2018, et doivent répondre d’une mise en examen pour « abus de confiance », une procédure déclenchée par un rapport incendiaire de la Cour des comptes, en février 2020.
Les magistrats de la Rue Cambon y avaient disséqué la gestion financière plus que douteuse du CE entre 2014 et 2018, marquée par une « absence de transparence » dans l’utilisation de « moyens généreux et insuffisamment contrôlés », une profusion de « cadeaux offerts aux élus » et diverses libéralités dont la comptabilité ne conserve pas toujours la trace des bénéficiaires.
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Source:
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