Le poulet est l’un des principaux aliments d’une alimentation saine et équilibrée. Est-il toutefois recommandé en cas de cholestérol trop élevé ?
Le poulet, l’une des viandes les plus adaptées en cas de cholestérol
« Très pauvre en graisses saturées, le poulet est l’une des viandes les plus maigres avec la dinde », souligne d’emblée la diététicienne et nutritionniste Corinne Fernandez. Et c’est sa faible teneur en gras qui en fait « une des viandes les plus adaptées en cas de cholestérol ».
Le poulet est aussi « une viande riche en protéines, ce qui favorise le métabolisme dans son ensemble ». En effet, les protéines jouent un rôle crucial dans le développement musculaire, le renouvellement de la peau, des ongles, des cheveux. Elles sont aussi essentielles dans la réponse immunitaire, le transport d’oxygène, et la digestion.
Est-ce que toutes les parties du poulet se valent ?
Une cuisse, un blanc… quelle partie du poulet est la plus favorable lorsqu’on a du cholestérol ? Avant tout, Corinne Fernandez recommande « d’éviter de manger la peau », même si beaucoup l’apprécient lorsqu’elle est croustillante, cuisinée avec des épices, ou encore baignée dans une sauce.
Ainsi, ce qu’il faut prioriser dans un poulet, c’est surtout sa chair. « Le blanc, la cuisse, l’arrière-cuisse, tout est bénéfique », insiste l’experte.
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La qualité de la viande a-t-elle son importance quand on a trop de cholestérol ?
Il vaut mieux privilégier un poulet fermier élevé en plein air, bio ou label rouge : la qualité du produit est tout de suite visible sur le profil lipidique de l’animal.
Comment cuisiner le poulet pour maximiser ses bénéfices ?
Le maitre-mot c’est la cuisson douce !
On évite aussi « les nuggets ou les poulets panés qui sont pleins de mauvaises graisses », donc néfastes à la santé cardiovasculaire
Avec quoi accompagner mon poulet en cas de cholestérol ?
La bonne idée est toujours d’accompagner la viande de poulet par d’autres sources de nutriments. On pense notamment :
aux fibres avec des légumes, des légumineuses (lentilles, pois chiches…) ;
et à de bons glucides comme le riz ou la pomme de terre.
Pour assaisonner, « les sauces industrielles comme la mayonnaise, la sauce soja, ou encore la sauce teriyaki, ne sont pas du tout adaptées ». Ces dernières sont trop grasses et trop salées, deux choses qui vont à l’encontre de la santé cardiovasculaire.
En revanche, des sauces faites maison peuvent tout à fait accompagner son poulet :
une sauce tomate faite maison ;
une sauce miso si l’on souhaite un côté asiatique ;
un mélange d’huile d’olive avec du citron ;
un mélange de yaourt léger avec du citron et des herbes printanières.
« L’ail aussi peut être un très bon accompagnement. Il aide également à la prévention de maladie cardiovasculaire », conseille la nutritionniste.
Quantité, fréquence : quelles sont les recommandations ?
La consommation de poulet recommandée est très variable selon le profil de la personne (sexe, âge, niveau d’activité physique…). Cette dernière peut passer de « deux à quatre par semaine, entre 130 à 150 g de matière par portion environ », précise Corinne Fernandez.
Le bon côté du poulet, c’est que « à tout âge, il se digère généralement bien, car il est très appauvri en graisses ». Une personne âgée ayant un système digestif sensible, ou encore une personne souffrant de maladie comme le côlon irritable (SII), pourra tout à fait en consommer à son bon vouloir.
Nos recettes avec du poulet
Sources
Entretien le 28 avril 2026 avec Corinne Fernandez, diététicienne et nutritionniste spécialisée dans la nutrition du sportif.
Source:
www.santemagazine.fr

