Cela aurait dû être la parenthèse du printemps, pour Annette, formatrice de 52 ans, et ses deux ados, vivant à Chambéry : une semaine en Grèce du 9 au 16 avril, réservée plusieurs mois à l’avance pour profiter de prix attractifs. Mais, le 12 mars, la compagnie Volotea annonce l’annulation de son aller-retour Lyon-Athènes « en raison de l’instabilité géopolitique persistante au Moyen-Orient », sans solution de remplacement acceptable pour Annette (les témoins cités ont souhaité garder l’anonymat). « Ils viennent de me rembourser, témoigne-t-elle, vendredi 1er mai. Mais pour les sept nuits d’hôtel, j’ai juste un avoir de 40 % du prix du séjour. »
Comme Annette, des centaines de voyageurs aériens se retrouvent entre frustration, embarras et parfois colère, du fait d’une vague d’annulations de vols inédite depuis la pandémie de Covid-19. La guerre au Moyen-Orient a entraîné le doublement du prix du kérosène en quelques semaines. Le carburant d’aviation représentait un gros quart des coûts des compagnies aériennes lorsqu’il revenait à 800 dollars (682 euros) la tonne. Il constitue aujourd’hui, à 1 500 dollars la tonne environ, presque la moitié de leurs frais.
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Source:
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