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Le périscolaire doit être repensé à l’échelle nationale

Depuis un an à Paris, le périscolaire est en crise. Tout semble avoir commencé au printemps 2025 dans le 11e arrondissement de la capitale, à l’école Alphonse-Baudin, où un animateur employé par la Ville de Paris a été mis en cause pour des agressions sexuelles. Depuis, des dizaines de plaintes ont été déposées pour des faits similaires, plus anciens ou survenus depuis, dans des écoles parisiennes.

Au-delà de ces signalements d’une extrême gravité, la parole des familles s’est aussi libérée sur des violences éducatives (cris, menaces, défaut de surveillance et d’attention), susceptibles de créer un continuum de malveillance propice aux agressions.  : pendant des années, des familles ont alerté sur la faible formation des animateurs, la rotation importante des agents, le dialogue parfois difficile entre eux et le personnel enseignant, et la qualité variable des « TAP », les « temps d’activités périscolaires », issus de la réforme des rythmes de 2013.

En effet, à Paris, la semaine est étalée sur cinq demi-journées de classe : les mardis et vendredis, les écoliers finissent à 15 heures et enchaînent sur les TAP, sous la houlette des animateurs. Dans la majorité des écoles ailleurs en France, le périscolaire ne concerne que les trois temps du matin, de la cantine et du soir, ainsi que le mercredi toute la journée. Paris est l’une des rares villes à avoir conservé la réforme des 4,5 jours.

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Source:

www.lemonde.fr