De leur récent séjour en Algérie, Sylvie et Francis Godard, la mère et le beau-père de Christophe Gleizes, rapportent des nouvelles rassurantes du journaliste français, toujours « combatif » après plus de dix mois de détention, et une information précieuse. « Christophe est passé devant le greffe pour retirer son pourvoi en cassation [déposé à la suite de la confirmation de sa peine en appel, en décembre 2025] », ont-ils confié au Monde.
Après deux demandes de grâce présidentielle restées sans réponse, en décembre 2025 et en février, la famille du reporter – qui a pu échanger avec lui lors d’un parloir le 21 avril – craignait que cette procédure de pourvoi, engagée notamment pour permettre au détenu de continuer à voir sa famille, ne constitue un obstacle sur le chemin d’une remise en liberté.
Le temps est long pour le collaborateur du groupe So Press (So Foot, Society, etc.), qui s’était rendu en Algérie en mai 2024 dans le cadre d’un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie, le grand club de football de Tizi Ouzou. Arrêté, il avait été placé sous contrôle judiciaire pendant près d’un an puis condamné, le 29 juin 2025, à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». La justice algérienne lui reproche des entretiens menés avec des personnalités liées au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, une organisation classée comme terroriste par Alger depuis 2021.
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Source:
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