Le conflit au Moyen-Orient a fait décoller les prix des carburants dans les stations-service françaises, dès le début du mois de mars mais, pour les factures de gaz, les répercussions s’observeront plutôt à partir du vendredi 1er mai. En tout cas, pour les quelque 7,5 millions de ménages dont les contrats sont indexés sur le prix repère de vente du gaz (PRVG) ou sur les marchés de gros. Soit environ les trois quarts des ménages ayant recours à cette énergie dans le pays, au décompte de la fin de 2025. A l’inverse, ceux qui ont opté pour une offre à prix fixe ne sont pas directement concernés, sauf si leur contrat d’un an, voire de deux ou trois ans, arrive bientôt à échéance.
Le prix repère augmentera de 15,4 % en moyenne, à compter du 1er mai, passant de 139 euros à 160,50 euros par mégawattheure, toutes taxes comprises. Publié chaque mois, ce prix à titre indicatif n’est pas un contrat en tant que tel. Il fait plutôt office de boussole depuis la disparition des tarifs réglementés, en 2023, conséquence de la libéralisation des marchés de l’énergie.
Si la hausse se manifeste seulement à partir de mai pour les ménages, cela tient à la méthode de calcul de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). C’est avec deux mois de décalage que l’autorité administrative indépendante reflète les coûts d’approvisionnement sur les marchés internationaux de gros – ces coûts « ont ponctuellement doublé au mois de mars », relève-t-elle dans un communiqué diffusé le 8 avril.
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Source:
www.lemonde.fr

