Le dirigeant de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a estimé vendredi, lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, que le groupe TotalEnergies, qui a réalisé d’importants bénéfices grâce à la guerre au Moyen-Orient, devait « passer à la caisse ».
« L’année dernière, 19 milliards de bénéfices distribués aux actionnaires. L’année d’avant, 15 milliards. L’année d’avant, 14 milliards. Si Total était resté nationalisé, il y aurait 30 milliards de plus dans la caisse de l’Etat en cinq ans, 100 milliards en dix ans. Allez, passez à la caisse, vous en avez les moyens. Total ne s’effondrera pas », a lancé Jean-Luc Mélenchon depuis le char de LFI, place de la République. « Il faut bloquer les prix du carburant », a insisté le leader « insoumis », en réclamant également l’augmentation des salaires.
« Il ne faut pas confondre le travail et le travail salarié, car tout le monde travaille du matin au soir, et notamment celles qui font du travail gratuit à la maison », a-t-il également lancé lors d’un discours offensif de vingt minutes, à la tonalité résolument sociale en ce 1er-Mai.
Travailler le 1er-Mai, « un “choix libre” qui n’existe pas »
Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur la volonté de Gabriel Attal d’autoriser les boulangeries et les fleuristes à ouvrir librement les 1er-Mai en faisant travailler leurs salariés qui sont volontaires. « Ils parlent d’un “choix libre” qui n’existe pas ! Qui a la liberté de dire non à son patron ? Le contrat de travail est un contrat de subordination », a-t-il asséné.
« Tournons la page et faisons autre chose », a-t-il déclaré, affirmant vouloir représenter ceux qui veulent « travailler moins et gagner davantage ». « Nous sommes prêts », a encore affirmé le dirigeant, à moins d’un an de l’élection présidentielle. Celui qui s’est par ailleurs dit « content » d’être « clivant » a également enjoint ses militants à entamer la campagne.
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