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En Bretagne, la guerre scolaire entre le privé et le public s’invite au conseil municipal

Au petit matin du 17 avril, une poignée de touristes admire la place centrale de Moncontour (Côtes-d’Armor). Après quelques jours de fortes tensions, le village médiéval semble avoir retrouvé son calme. C’est au même endroit, au pied de la mairie, le 30 mars, que quelque 400 personnes s’étaient réunies pour apporter leur soutien à leur maire, Olivier Pellan (sans étiquette), qui, quinze jours très exactement après avoir été élu au premier tour des municipales, venait d’annoncer sa démission.

L’édile a décidé de rendre son écharpe, après avoir retrouvé le sol et le portail de sa maison tagués : les graffitis portaient les inscriptions, « 30 000 » et « Mairie OGEC » [pour organisme de gestion de l’enseignement catholique], en référence à une subvention versée par la commune à l’école privée La Providence. Quatre jours après, il découvrait la voiture de sa compagne rayée. Deux plaintes ont été déposées.

Elu sur la même liste, Moncontour, un avenir partagé, David Hellio lui a succédé. Dans son pittoresque bureau vert olive, le nouveau maire reprend le fil des événements, sans comprendre encore comment on a pu en arriver là. Pour ce salarié du PMU du bourg d’environ 730 habitants, qui compte deux écoles élémentaires, l’une publique et l’autre privée, « il n’y a pas de guerre entre elles », comme cela a pu l’être par le passé.

Même si le quinquagénaire finit par l’admettre : « On sait très bien qu’un petit groupe d’habitants répète en boucle que ce n’est pas normal de donner 30 000 euros à l’école privée. »

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Source:

www.lemonde.fr