Un proche de Donald Trump affirme avoir demandé à la Fifa de remplacer l’Iran par l’Italie lors de la prochaine Coupe du monde organisée en Amérique du Nord. Malgré la guerre au Moyen-Orient et les menaces de boycott iraniennes, Gianni Infantino répète que la sélection iranienne disputera bien la compétition.
Publié le : 23/04/2026 – 11:14
3 min Temps de lecture
Un émissaire de Donald Trump a demandé à la Fifa de remplacer l’Iran par l’Italie lors de la prochaine Coupe du monde cet été, a-t-il affirmé au Financial Times, alors que la guerre fait planer le doute sur la participation iranienne.
Paolo Zampolli a confirmé au FT avoir suggéré l’improbable scénario au président américain et à Gianni Infantino, président de la Fifa.
« Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États‑Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion », a-t-il déclaré, après la troisième élimination consécutive de l’Italie en barrages de la compétition.
La Fifa réaffirme la présence de l’Iran
Ces dernières semaines, M. Infantino assure que l’Iran disputera la Coupe du monde, organisée conjointement aux États‑Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet.
« L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses matches du premier tour sur le sol des États‑Unis, avait-il affirmé à l’AFP fin mars en marge d’un match amical de l’Iran près d’Antalya (Turquie).
« L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », avait-il encore affirmé mi-avril lors d’une conférence économique organisée par la chaîne de télévision CNBC à Washington, tout en espérant une « situation pacifique » au Moyen-Orient l’été prochain.
La sélection iranienne doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle‑Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin), puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.
Menaces de boycott et calculs politiques
Au début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les États‑Unis et Israël le 28 février, l’Iran avait évoqué un « boycott » de la compétition, avant de demander à la Fifa de déplacer ses matches des États‑Unis au Mexique.
Sur ce point, « les matches seront où ils doivent être, selon le tirage au sort », avait déclaré à l’AFP le patron du foot mondial, dont la connivence explicite avec Donald Trump a suscité quelques critiques.
Le règlement de la Fifa confère à l’organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe, en l’occurrence l’Iran, devait se retirer. En cas de forfait officiel de l’Iran, c’est l’AFC, la confédération asiatique de football, qui proposerait un successeur et cela devrait être les Émirats arabes unis.
Cette « proposition » de Zampolli intervient aussi alors que la Première ministre italienne Giorgia Meloni, l’une des plus proches alliées de Trump sur le Vieux Continent, a récemment pris ses distances avec Israël et les États‑Unis, s’attirant les foudres du président Donald Trump.
À lire aussiTOUT SUR LE MONDIAL 2026
Source:
www.rfi.fr

