L’OGC Nice a surpris tout le monde – le RC Strasbourg en premier – en s’imposant, mercredi 22 avril, en Alsace en demi-finale de la Coupe de France (2-0). Solide en défense et opportuniste en attaque, le club azuréen aura l’occasion, le 22 mai au Stade de France (à Saint-Denis), de remporter une quatrième fois le trophée (1952, 1954 et 1997) face à Lens – vainqueur de Toulouse, mardi –, qui court toujours après son premier succès dans cette compétition.
Il y aura donc bien une raison de vibrer pour les supporteurs niçois cette saison, lassés des galères que vit leur club en championnat, quinzième au classement, toujours à la lutte pour le maintien avec quatre points d’avance sur Auxerre, actuel barragiste. Il faudra néanmoins éviter le scénario de 1997 quand sa troisième victoire en Coupe de France avait été gâchée par une relégation en Ligue 2 en fin de saison.
En face, Strasbourg tombe de haut. Le club alsacien n’est pas parvenu à enchaîner une nouvelle soirée de rêve après sa qualification historique en demi-finale de la Ligue Conférence acquise le 16 avril, et n’ira pas au Stade de France disputer une nouvelle finale vingt-cinq ans après sa dernière tentative.
Strasbourg perd son pari
Après avoir fait reposer ses titulaires en championnat ce week-end, hypothéquant quasiment ses chances de finir dans les places européennes, le Racing a perdu son pari et ne pourra sans doute se consoler qu’en Coupe d’Europe – ils affronteront les Espagnols du Rayo Vallecano, en demi-finale, le 30 avril et le 7 mai.
« Ce risque existe pour tout le monde, a dédramatisé l’entraîneur de Strasbourg, Gary O’Neil. C’est une saison normale de ne pas remporter de trophée pour la plupart des équipes. On a rencontré des difficultés mais c’est comme cela qu’on apprend. On va récupérer et cette défaite va nous donner du carburant pour se battre. »
Le technicien anglais avait raison de se méfier de Nice avant la rencontre – « Ce sera du 50-50 », avait-il dit. L’équipe azuréenne était de retour à la Meinau après y avoir été punie sèchement le 4 avril (1-3) en encaissant trois buts en première période. Les Aiglons ont cette fois mieux repoussé les assauts alsaciens du premier acte si ce n’est une alerte qui a failli profiter à Martial Godo (23e).
Nice résiste
Dominé mais pas dépassé, Nice, qui avait déjà fait preuve d’une certaine consistance à Lille le week-end dernier en championnat (0-0), s’est accroché à sa mission, parvenant même à prendre l’avantage après une ouverture lumineuse de Jonathan Clauss pour Elye Wahi, auteur d’une frappe croisée inarrêtable (1-0, 51e). Strasbourg venait pourtant d’obtenir une nouvelle occasion d’ouvrir le score une minute plus tôt mais Julio Enciso avait délivré un tir trop mou, oubliant Emmanuel Emegha en retrait (50e).
Maxime Dupé, titulaire dans les cages azuréennes à la place du numéro un Yehvann Diouf, a aussi grandement contribué au succès de l’OGC Nice en sortant notamment un arrêt réflexe pour détourner une nouvelle tentative de Julio Enciso de la tête à bout portant (76e).
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Si Ismaël Doukouré envisageait « sereinement » cette demi-finale de Coupe de France, elle s’est transformée en cauchemar pour le défenseur alsacien, qui a provoqué un pénalty en fauchant Mohamed-Ali Cho, qu’Elye Wahi a transformé avec maîtrise (2-0, 82e). L’avant-centre a une nouvelle fois montré que Nice avait eu raison d’obtenir son prêt en janvier, quelques jours après l’arrivée sur le banc de Claude Puel, autre homme fort de cette qualification en finale. « Je suis heureux pour mes joueurs, a déclaré l’entraîneur niçois. Je les laisse profiter. Demain, on reprend le collier car la priorité reste le championnat. On a gravi une marche en Coupe, il y en a d’autres à gravir en championnat. »
Source:
www.lemonde.fr

