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« Communiquer en santé mentale », les écueils à éviter pour mieux prendre en charge ce domaine

Dans les médias, des articles trop souvent alarmistes sur la santé mentale, des jeunes notamment. Sur les réseaux sociaux, une explosion de témoignages aux effets parfois ambigus, et beaucoup de désinformation. Et, du côté des autorités sanitaires, des campagnes sur ces thèmes avec des défauts de conception gênants…

Grande cause nationale en 2025 et en 2026, la santé mentale est sur toutes les lèvres, mais « reste encore trop souvent mal comprise, mal dite, mal transmise », constate Mickaël Worms-Ehrminger, dans son dernier ouvrage, Communiquer en santé mentale. Moult exemples, mais aussi références universitaires et entretiens avec des professionnels de terrain à l’appui, ce docteur en santé publique dissèque les erreurs de communication à tous les niveaux et propose des repères concrets pour faire mieux.

D’abord, il met les pieds dans le plat sur la « grande confusion » autour du terme même de santé mentale. Pour les institutions, il renvoie à la définition de l’Organisation mondiale de la santé, impliquant essentiellement le bien-être. « Pour d’autres, il évoque un champ strictement médical et psychiatrique ; ailleurs encore, il devient synonyme d’épanouissement personnel ou de stress banal du quotidien », note l’auteur. Une absence de repères partagés, qui peut avoir des conséquences concrètes : « Banalisation de pathologies graves, disqualification de vécus complexes, automédication, attentes irréalistes ». Quant aux récits de célébrités qui médiatisent leurs troubles psychiques, ils peuvent être un levier considérable du fait de leur visibilité, mais il y a un double écueil : la superficialité et la spectacularisation.

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Source:

www.lemonde.fr