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Lancement réussi pour la mission Artemis 2 : trois Américains et un Canadien en route vers la Lune

Les quatre astronautes de la mission Artemis 2 de la Nasa se sont envolés mercredi 1er avril sans incident pour un aller-retour de dix jours autour de la Lune, une mission devant ouvrir la voie en 2028 à un retour sur le sol lunaire.

Quelques minutes après le décollage de la fusée SLS à 18 h 35 (22 h 35 GMT) depuis le Centre spatial Kennedy en Floride, le commandant de la mission, Reid Wiseman, s’exclamait déjà : « Nous voyons un beau lever de Lune. »

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© France 24

“Nous partons pour l’humanité tout entière », avait pour sa part déclaré dix minutes avant le décollage son coéquipier canadien Jeremy Hansen.

Trois Américains et un Canadien se sont envolés du même pas de lancement légendaire d’où étaient partis les astronautes d’Apollo, pour ce premier retour vers la Lune depuis le début des années 1970.

« Pour cette mission historique, vous emportez avec vous le cœur de l’équipe Artemis, l’esprit audacieux du peuple américain et de nos partenaires à travers le monde, ainsi que les espoirs et les rêves d’une nouvelle génération. Bonne chance. Bon voyage, Artemis 2 », a déclaré la directrice du lancement à la Nasa, Charlie Blackwell-Thompson, habillée de vert comme le veut la tradition.

Direction la Lune jeudi

À bord : les Américains Victor Glover, Christina Koch, Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen. Leur capsule Orion s’est détachée comme prévu huit minutes après le décollage du premier étage qui l’a propulsée dans l’espace, puis elle s’est placée en orbite terrestre.

De gauche à droite, les astronautes Victor Glover, Reid Wiseman, Jeremy Hansen et Christina Koch, avant le décollage de la mission lunaire Artémis 2, le 1er avril 2026 à Cap Canaveral, en Floride.

De gauche à droite, les astronautes Victor Glover, Reid Wiseman, Jeremy Hansen et Christina Koch, avant le décollage de la mission lunaire Artémis 2, le 1er avril 2026 à Cap Canaveral, en Floride. © Chris O’Meara, AP

Les astronautes doivent faire plusieurs fois le tour de la Terre en augmentant progressivement leur altitude afin de vérifier que les systèmes fonctionnent – vingt minutes après son décollage, Orion se trouvait déjà à près de 800 kilomètres de la Terre et filait à 25 000 km/h.

Puis ils doivent prendre jeudi la direction de la Lune, aux environs de laquelle ils parviendront lundi. Ils en feront le tour sans s’y poser, comme Apollo 8 en 1968.

Au Centre spatial Kennedy, des ovations et cris de joie ont accompagné l’ascension de la fusée dans un ciel radieux. « Je suis tellement heureuse qu’on retourne vers la Lune, tout le monde devrait être heureux et suivre les dix prochains jours, c’est un grand pas pour l’humanité », s’exclame, comme sonnée par le décollage, une VIP au Centre spatial, l’ancienne astronaute Sian Proctor.

Encore émerveillé par la facilité du décollage, Jacob Bleacher, chef de l’exploration scientifique de la Nasa, a tapé dans les mains des invités alors que la fusée devenait un petit point dans le ciel.

Esprit de collaboration et d’inclusion

À l’origine, le programme Artemis a été conçu pour symboliser un nouvel esprit de collaboration internationale et d’inclusion. Son équipage est ainsi le premier à inclure une femme, un homme noir et un non-Américain ; les pionniers de l’époque d’Apollo (1968 à 1972) étaient tous des hommes américains blancs.

Pour assister à ce vol historique, des foules se sont massées sur la côte de Floride, et des médias de 18 pays sont venus au Centre spatial Kennedy. La journée a été longue. Le remplissage des immenses réservoirs de millions de litres d’oxygène et d’hydrogène liquides a duré à lui seul quatre heures. Puis, plusieurs heures avant le décollage, les astronautes se sont sanglés au sommet de la fusée, dans Orion qui sera leur habitat jusqu’à leur retour sur Terre, prévu le 10 avril.

Le public et les journalistes prêts pour assister au décollage à Cap Canaveral, en Floride, le 1er avril 2026.

Le public et les journalistes prêts pour assister au décollage à Cap Canaveral, en Floride, le 1er avril 2026. © Brendan McDermid, Reuters

Les astronautes devraient battre, lundi, le record de l’équipage s’étant le plus éloigné de la Terre. Leur mission vise avant tout à s’assurer que cette fusée haute de 98 mètres et non réutilisable puisse acheminer des astronautes sur la surface lunaire d’ici 2028, avant la fin du mandat de Donald Trump.

« Artemis 2 est le premier acte, c’est la mission test, elle va préparer le terrain pour les missions suivantes », a expliqué le patron de la Nasa nommé par Donald Trump, Jared Isaacman. Nommée en l’honneur de la déesse jumelle d’Apollon (Apollo en anglais), cette mission se tiendra sous la pression implicite de la Chine, qui ambitionne de fouler le sol lunaire d’ici 2030.

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Entre enjeux géopolitiques, stratégiques et scientifiques, les raisons pour retourner sur la Lune sont nombreuses, insiste auprès de l’AFP l’astronaute canadien Joshua Kutryk. Mais cela montre aussi « que nous sommes toujours capables de relever ce genre de défi, d’accomplir des choses vraiment difficiles », souligne-t-il. « Nous faisons quelque chose de positif pour l’humanité », a confié sur place à l’AFP le sénateur américain et ancien astronaute Mark Kelly, venu applaudir l’équipage.

L’agence spatiale américaine mise gros sur cette mission dont le succès sera nécessaire pour permettre un alunissage dans le futur proche. La date de 2028 fait néanmoins douter les experts car les astronautes auront besoin d’un alunisseur… toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin).

Avec AFP


Source:

www.france24.com