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Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, récit d’un pari médiatique

Mimi Marchand est furieuse, et l’a fait savoir jusqu’au sommet de LVMH, le groupe de luxe du milliardaire Bernard Arnault, qui détient Paris Match. La prêtresse des paparazzis se fait fort de pouvoir bloquer des clichés gênants, en échange d’une exclusivité ultra-maîtrisée le moment venu. Mais elle a découvert en même temps que les Français les photos de Jordan Bardella, 30 ans, président du Rassemblement national (RN), et de Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, princesse et étudiante de 22 ans à l’Université de Monte-Carlo, en cursus de « mode et études du luxe », publiées jeudi 9 avril à la une de l’hebdomadaire. « L’opération Bardella » lui est passée sous le nez. Signe de la popularité du leader d’extrême droite – il caracole en tête des sondages présidentiels, avec des intentions de vote supérieures à celles de Marine Le Pen, et ses deux ouvrages publiés chez Fayard, maison d’édition de Vincent Bolloré, sont des best-sellers –, l’information a constitué un petit événement politique et médiatique.

Jordan Bardella cherchait à maîtriser cette officialisation, qui survient très tôt dans le calendrier balisé de la présidentielle 2027. Le couple s’est-il aperçu de la présence d’un paparazzi en Corse, et l’ont-ils laissé faire de guerre lasse, ou bien ont-ils choisi en amont un photographe pour contrôler eux-mêmes la mise en scène ? Samedi 11 avril, contredisant Cyril Hanouna ou les figures du groupe Bolloré soutenant depuis jeudi qu’il s’agit de vraies « photos volées », la députée RN du Pas-de-Calais, Caroline Parmentier, ex-attachée de presse de Bardella et proche du leader du parti, a expliqué sur Europe 1 que l’opération Paris Match était « une façon d’éviter d’être paparazzé avec des photos moches ou affreuses » et salué « le courage » de la jeune Italienne qui, selon elle, a « été d’accord ».

Retour en arrière. Vendredi 3 avril, le directeur général de la rédaction de Paris Match, Jérôme Béglé, prévient les propriétaires du magazine détenu par Bernard Arnault qu’il a en main des photos de la princesse (d’un royaume disparu depuis 1861, les Deux-Siciles) et du discret patron du RN. Il reçoit le « go » de LVMH. Toutes ont été prises à Ajaccio, en Corse, vraisemblablement le mercredi ou jeudi précédent.

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Source:

www.lemonde.fr