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Trump et l'Eglise catholique, "le schisme"

A la Une de la presse, ce mardi 14 avril, l’indignation face aux critiques de Donald Trump sur le pape Léon. Le président des Etats-Unis, dont un juge fédéral a rejeté hier,  la plainte en diffamation contre The Wall Street Journal, et qui abandonne d’autres poursuites en diffamation contre The Guardian. Une enquête sur la façon dont les fake news ciblent les réfugiés, en France. Et une campagne pour compter les insectes.

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A la Une de la presse, l’indignation face aux critiques de Donald Trump sur le pape Léon, dont les appels à la paix et au dialogue ne plaisent pas au président des Etats-Unis.

Ses critiques sont accueillies avec beaucoup d’émoi en Italie, où La Repubblica dénonce «l’outrage» fait au pape. La Stampa évoque «le schisme» entre Trump et l’Eglise catholique – à la Une, le photomontage surréaliste publié par Trump himself sur son réseau social le représentant en Jésus Christ. Une image rapidement dépubliée, face au tollé dans son propre camp, où certains l’ont jugée «blasphématoire». Trump alias Jésus? The Daily Star, tabloïd britannique, ironise: «Tu n’es pas le Messie, tu es un très vilain petit garçon». En France, La Croix préfère mettre en avant l’attitude «imperturbable» du pape face à Trump et à la «brutalité» de ses «invectives».

Donald Trump, qui a justifié son photo-montage en expliquant avoir pensé qu’il le représentait «en médecin». Le Frankfurter Allgemaine Zeitung, qui se demande si «Trump se prend pour le Messie»,  juge cette «volte-face tout simplement ridicule». Pour La Repubblica, le problème du président des Etats-Unis est surtout de «confondre le pouvoir politique et la foi». Le quotidien rappelle que les frictions entre Trump et le Vatican ne datent pas d’aujourd’hui, le pape François ayant notamment critiqué, pour sa part, la politique migratoire de Trump – qui avait ensuite assisté à ses funérailles dans le but de «courtiser les électeurs catholiques qui avaient massivement voté pour lui». Un électorat qu’il risque de se mettre à dos en critiquant «violemment» le pape Léon, selon The Washington Post, qui évoque «la lutte entre les deux Américains les plus influents sur la scène mondiale pour gagner les cœurs et les esprits, une lutte qui comporte des risques» tant pour Trump que pour le pape. En témoigne le point de vue du Times, le quotidien britannique conservateur, qui juge «choquante» l’attitude du souverain pontife vis-à-vis de l’Iran, «dont il semble ignorer l’histoire meurtrière dans son appel à la paix».

Le bras de fer entre Donald Trump et le pape inspire en tout cas beaucoup les dessinateurs de presse. Mike Ramirez pour The Washington Post montre un militaire demandant à Trump s’il doit aussi «bloquer» le Vatican comme le détroit d’Ormuz. Trump, qu’on retrouve dans le dessin de Goris publié sur le réseau social X, se demandant s’il y a du pétrole au Vatican. Blower pour The Daily Telegraph, dessine la maquette du futur «Mar-a-Roma». «On va en faire quelque chose chose d’extraordinaire, le plus grand Vatican de l’histoire», promet Trump. Le meilleur sans doute, dernier, signé Ben Jennings pour The Guardian, montre le pape agenouillé, en prièren et Trump l’interpellant : «A qui crois-tu parler, je suis juste ici?».

Donald Trump, dont un juge fédéral a rejeté hier, aux Etats-Unis, la plainte en diffamation contre The Wall Street Journal. Le journal précise que ce juge, nommé par Obama, estime que le président n’a pas démontré que ses journalistes ont agi avec une «intention malveillante», c’est-à-dire en publiant délibérément un article mensonger. Le quotidien était poursuivi pour avoir publié un dessin de Trump trouvé dans un livre offert au pédo-criminel Jeffrey Epstein pour son anniversaire, lui proposant que «chaque jour soit un nouveau secret merveilleux». Donald Trump abandonne, par ailleurs, une autre plainte en diffamation contre The Guardian, cette fois, pour un article révélant que la justice américaine a ouvert une enquête sur le paiement de 8 millions de dollars à l’une des sociétés de Trump par des entreprises contrôlées par un proche de Poutine – des versements «susceptibles de relever du blanchiment d’argent».

Les attaques contre la presse, qui se produisent également en France, où le nouveau maire RN de Carcassonne coupe les vivres de la presse locale. Le Monde rapporte que Christophe Barthès a fait connaître sa décision de ne plus dépenser d’argent dans les publications du Groupe La Dépêche du Midi au motif que la presse doit se financer seule, «et non avec l’argent» des contribuables. Une décision perçue par ses adversaires, qui l’ont surnommé «le Trump occitan», comme des représailles politiques.

Le RN, dont il est aussi question dans une enquête de La Croix sur la façon dont les fake news ciblent particulièrement les demandeurs d’asile. Le journal raconte comment ces attaques ont notamment visé des réfugiés ayant obtenu l’asile à Mayotte, avant d’être logés dans une résidence dans le parc d’un château. Le jour-même de leur arrivée, le président du RN Jordan Bardella ironisait sur les réseaux sociaux: «Entrez clandestinement à Mayotte, vous pourrez être logés dans un château du XVIIe siècle». Message ensuite reposté des centaines de fois par ses abonnés, propageant la fake news que les réfugiés étaient hébergés à l’intérieur-même du château.

Un mot, pour terminer d’une initiative inédite, toujours en France. Le Monde fait état du lancement, hier, de la campagne «Bugs Matter: les insectes, ça compte!», un programme de science participative. L’idée est simple: utiliser les déplacements des automobilistes comme un outil de collecte de données. Pour participer, il suffit de télécharger l’application Bugs Matter, de nettoyer et de photographier sa plaque d’immatriculation avant un voyage, puis de reprendre une photo à la fin du trajet. L’application compte ensuite le nombre d’impacts survenus pendant le trajet. But de la manœuvre: suivre au plus près l’évolution des insectes volants sur le territoire. Pourquoi se soucier des insectes? Notamment parce que 80 % des plantes à fleurs de la planète se reproduisent grâce à eux, et que la majorité des insectes forment la base de la chaîne alimentaire – bref, parce que les insectes sont les alliés précieux de la biodiversité.

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Source:

www.france24.com