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Pour l’industrie pétrolière du Moyen-Orient, le retour à la normale s’annonce laborieux

Il a suffi de quelques jours pour que la guerre au Moyen-Orient paralyse le trafic mondial des hydrocarbures et inflige des dégâts sévères aux infrastructures énergétiques du golfe Arabo-Persique. Le retour à la normale des flux et de la production s’annonce comme un processus bien plus long. Et non moins chaotique, comme le laisse présager la confusion entourant l’accord passé, mardi 7 avril, entre les Etats-Unis et l’Iran pour un cessez-le-feu de deux semaines. A peine quelques heures après la conclusion de cette trêve, des attaques étaient lancées par Téhéran contre le Koweït, l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis.

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Le statut même du détroit d’Ormuz, censé être rouvert en échange du cessez-le-feu, est plus flou que jamais. L’enjeu est pourtant crucial : c’est le verrouillage de ce goulet maritime stratégique qui, depuis début mars, a fait chuter les exportations et forcé les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production. Des pertes évaluées à quelque 11 millions de barils de pétrole par jour – soit la moitié de ce qui transitait par cette artère avant le conflit – et des centaines de millions de mètres cubes de gaz. Mercredi, seule une poignée de bateaux a osé s’y aventurer.

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Source:

www.lemonde.fr