La vue sur la vallée de la Maurienne y est imprenable. Au Pas du Roc, un éperon rocheux en amont de Saint-Martin-la-Porte (Savoie), village de 720 habitants, Odile Clément, 64 ans, montre au visiteur de passage l’ampleur de l’emprise du chantier pharaonique de la ligne ferroviaire Lyon-Turin.
La vallée se découvre en contrebas, serrée entre des sommets enneigés de plus de 3 000 mètres. La rivière l’Arc, la voie ferrée et l’autoroute A43 se partagent l’étroit couloir. A pic, une zone grise fourmille d’engins de chantier creusant la descenderie de Saint-Martin, une des trois galeries d’accès technique au tunnel de base. « Nous subissons le bruit et la poussière en permanence, raconte l’ancienne employée d’une entreprise locale de BTP. Dès qu’on entend un tir de mine, on range le linge et on ferme toutes les fenêtres. Une minute après la détonation, un nuage couvre le jardin. »
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Source:
www.lemonde.fr

