Le président de la République française, Emmanuel Macron, a déclaré, mardi 5 mai, qu’en cas d’application d’une surtaxe américaine de 25 % sur les voitures importées de l’Union européenne (UE), l’UE devrait « activer » ses instruments anticoercition, en déplorant des « menaces de déstabilisation ».
« Je pense que dans la période géopolitique que nous vivons, des alliés comme les Etats-Unis d’Amérique et l’UE ont bien mieux à faire que d’agiter des menaces de déstabilisation », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Erevan.
« Depuis le début, nous nous sommes adaptés. Il y a des accords qui ont été signés, qui doivent être respectés. S’ils étaient remis encore en cause, ils rouvriraient tout et si tel ou tel pays était menacé par des droits de douane, l’UE s’est dotée d’instruments qui devront alors être activés parce que cela correspond à leur vocation », a-t-il ajouté.
« Nous avons un accord »
L’UE est « prête à tous les scénarios », a affirmé pus tôt dans la journée la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse à Erevan. En référence à l’accord commercial passé entre l’UE et l’administration Trump, conclu en juillet et limitant à 15 % les droits de douane sur les voitures européennes vendues aux Etats-Unis, elle a affirmé : « Nous avons un accord, et l’essence de cet accord, c’est la prospérité, des règles communes et la fiabilité. »
Vendredi, Donald Trump a menacé le bloc de nouvelles surtaxes douanières sur les automobiles et les camions exportés vers les Etats-Unis, en accusant l’UE de ne pas respecter l’accord commercial signé entre les deux rives de l’Atlantique.
Le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic, doit rencontrer mardi à Paris le représentant de la Maison Blanche pour le commerce, Jamieson Greer, en marge d’une réunion ministérielle du G7 dans la capitale française.
Source:
www.lemonde.fr

