En ce lundi 27 avril, Momox a publié ses résultats de l’année 2025. Désormais dirigé par Claudia Frese, nommée en février 2026, le spécialiste européen du recommerce de biens culturels a constaté une croissance de 4,4 % en l’espace d’un an. L’entreprise de seconde main atteint ainsi un chiffre d’affaires de 393,5 millions d’euros. Son activité historique, « Livres et médias », notamment, qui représente environ 80 % des revenus, a progressé de plus de 5 % sur un an et demeure le principal moteur de cette performance.
Fondée en 2004, la société rachète à prix fixe des livres, CD, vinyles, DVD et jeux vidéo auprès des particuliers via ses plateformes locales (momox.fr, momox.de, momox.at, momox.it, momox.es) et son application mobile. Les articles sont ensuite revendus, jusqu’à 70 % moins chers que neufs sur ses boutiques en ligne, notamment sur momox-shop.fr en France. À ce jour, Momox indique avoir acheté et revendu plus de 400 millions d’articles.
Un marché français en croissance
Le groupe souligne le rôle du marché français, qui représente 56,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 2,4 %. La France demeure ainsi son premier marché à l’international, hors Allemagne, pays d’origine de l’entreprise. Momox y propose plus de quatre millions d’articles, dont plus de deux millions de livres. Parmi ces ouvrages, Momox indique rendre disponible de plus en plus de livres en langues étrangères répondant « à la demande croissante du lectorat français ».
Amélioration de l’expérience client
Momox annonce avoir poursuivi l’optimisation de ses opérations et de ses outils « visant à améliorer l’expérience client, à renforcer l’efficacité du modèle » en 2025. En France, les délais de livraison ont été ramenés de deux à quatre jours grâce à son partenariat avec Mondial Relay, tandis que l’intelligence artificielle a été déployée sur plusieurs maillons clés (tarification, logistique, reconnaissance d’image, personnalisation). « En 2026, nous faisons de l’internationalisation une priorité et renforçons l’utilisation ciblée de l’intelligence artificielle à chaque étape du parcours client. Nous poursuivons l’optimisation de nos processus clés et de nos investissements afin de soutenir une croissance durable sur l’ensemble de nos marchés », indique Claudia Frese dans un communiqué.
Emblématique de la hausse des e-commerces et plateformes d’occasion, le bilan de Momox fait écho aux préoccupations soulevées par le Syndicat national de l’édition (SNE) concernant son impact sur la création. Interrogé en juin 2025 par Livres Hebdo, Vincent Montagne, président du syndicat, rappelait : « Nous n’avons rien contre le livre d’occasion : c’est de la lecture. Simplement l’ampleur de ce marché impose aujourd’hui de réfléchir à des mécanismes de rémunération de la création. …). L’explosion des ventes ne peut pas être sans effet sur l’édition de nouveautés. »
Source:
www.livreshebdo.fr

