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Modigliani spolié : ce que la restitution annoncée de l’« Homme assis » doit aux « Panama Papers »

Plus de quatre-vingts ans après son vol par le régime de Vichy et sa mise aux enchères, Homme assis (appuyé sur une canne), d’Amedeo Modigliani, devrait être restitué à un agriculteur français, Philippe Maestracci, héritier de l’antiquaire juif spolié Oscar Stettiner. Ainsi en a décidé le 3 avril la Cour suprême de l’Etat de New York. Derrière cette décision qui clôt dix-sept ans de bataille judiciaire, une enquête journalistique a joué un rôle-clé : les « Panama Papers ».

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En effet, jusqu’en avril 2016, date de la parution de l’enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), conduite avec 109 médias dont Le Monde, nul ne savait avec certitude à qui appartenait ce tableau peint en 1918, estimé à près de 21,5 millions d’euros.

Devant les tribunaux américains, le petit-fils de l’antiquaire avait accusé les Nahmad, l’une des plus riches dynasties de marchands d’art au monde, de posséder l’œuvre. Mais le tableau était la propriété d’une « holding » dénommée International Art Center (IAC) SA, une obscure société écran créée au Panama et dirigée par des administrateurs fantoches, avec laquelle le clan Nahmad récusait tout lien. David Nahmad en particulier, le patriarche du clan, affirmait qu’il n’en était pas l’actionnaire, quand bien même le tableau avait été accroché dans des galeries familiales, en 1998 à Londres ou à New York en 2005.

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Source:

www.lemonde.fr