Annonce publicitairespot_img
AccueilÉconomieLes armateurs ne se pressent pas pour franchir le détroit d’Ormuz

Les armateurs ne se pressent pas pour franchir le détroit d’Ormuz

Si l’on en croit le ministre de la défense américain, Pete Hegseth, le détroit d’Ormuz est désormais « ouvert ». Du moins s’en est-il félicité lors d’une conférence de presse, mercredi 8 avril, quelques heures après le fragile accord de cessez-le-feu entre Donald Trump et l’Iran. Deux vraquiers ont bien franchi le détroit dans la matinée de mercredi, mais le trafic dans ce détroit névralgique demeure dans l’étiage de ce qu’il était ces dernières semaines, avec des passages au compte-gouttes.

Personne ne se presse, tout le monde se prépare : le millier de navires commerciaux bloqués depuis le début de la guerre, le 28 février, se déplace légèrement vers l’est du Golfe persique et de sa sortie vers le Golfe d’Oman. Mais aucune sortie en masse ne se profile pour l’heure.

Les armateurs observent les premières heures de ce fragile cessez-le-feu que les belligérants s’accusent mutuellement d’avoir déjà violé. Et s’il tient, à quelles conditions pourront-ils faire passer leurs bateaux puisqu’il semble que l’Iran garde le contrôle du détroit ? Les armateurs que Le Monde a contactés n’ont pas répondu, et globalement, ce milieu fort discret d’habitude l’est encore plus en cet instant critique.

Lire aussi | EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : au Liban, les frappes israéliennes ont tué au moins 89 personnes, selon Beyrouth

Dans un communiqué publié tard dans la soirée du 7 avril, le ministre des affaires étrangères iranien, Seyed Abbas Araghchi, a affirmé que « pendant une période de deux semaines un passage sûr à travers le détroit d’Ormuz sera possible grâce à une coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des contraintes techniques ».

Il vous reste 57.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


Source:

www.lemonde.fr