« Hors de contrôle. » La formule choisie par l’autorité libyenne des ports et du transport maritime pour qualifier l’état du méthanier russe Arctic-Metagaz, jeudi 2 avril, fait planer une forte inquiétude sur le sort de ce bateau-citerne qui présente un trou béant au niveau de sa ligne de flottaison. Victime d’une explosion un mois plus tôt, ce navire de la flotte fantôme russe, parti de Mourmansk (nord de la Russie) à destination de Port-Saïd, en Egypte, a commencé une véritable odyssée en Méditerranée depuis la déflagration et le début d’incendie à son bord le 3 mars.
Devant le risque de voir le bateau sombrer avec sa cargaison de 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL), stocké dans quatre cuves hermétiques, l’équipage d’une trentaine de marins a été évacué dans les heures qui ont suivi le sinistre. L’embarcation de 277 mètres de long a ensuite dérivé au large de l’Italie, puis en direction de la côte libyenne.
La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) s’est alors vue contrainte d’envoyer un remorqueur pour reprendre le contrôle du méthanier en perdition et sécuriser son convoyage. « Il y a dans le golfe de Syrte de nombreuses plateformes pétrolières. Le méthanier dérivait dans cette direction, il y avait un risque de collision voire d’explosion », affirme le commandant du MICA Center, un centre d’analyse maritime qui dépend de la marine nationale française, Thomas Scalabre.
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Source:
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