Sur les trois premiers mois de l’année, les trois grandes compagnies nationales ont connu une légère embellie : Air China a dégagé un bénéfice net de 1,71 milliard de yuans (213 millions d’euros), China Eastern, de 1,63 milliard, et China Southern, de 1,48 milliard. Toutes ont été portées par un début de reprise des vols à l’international et le pic saisonnier du trafic domestique propre aux festivités du Nouvel An chinois.
Mais ce répit devrait être de courte durée : la flambée du kérosène, un nombre de vols long-courrier toujours en deçà du niveau d’avant-Covid 19 et une féroce pression sur les prix assombrissent déjà les perspectives pour 2026. « Il faut s’attendre à une nouvelle année dans le rouge, alors que les perspectives des compagnies aériennes publiques chinoises se dégradent encore », estime la banque singapourienne DBS, dans une note publiée le 8 avril.
Entre le début de la guerre en Iran, le 28 février, et fin avril, le prix du kérosène acheté par les « trois grandes » a grimpé d’environ 70 %, en tenant compte d’une baisse de 1 000 yuans par tonne imposée par la Commission nationale du développement et de la réforme à ses raffineurs. Or, en temps normal, le coût du carburant représente de 30 % à 40 % des coûts opérationnels totaux pour ces trois compagnies aériennes chinoises, toutes étatiques. Dans ce contexte, une hausse de 5 % du prix du kérosène se traduit par un surcoût annuel estimé entre 2,2 et 2,6 milliards de yuans.
Il vous reste 70.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr

