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Le séisme chez Grasset se répercute sur tout le secteur de l’édition

Un effet de domino. L’annonce brutale, le 14 avril, de l’éviction d’Olivier Nora, PDG des éditions Grasset, par son actionnaire, le groupe Hachette Livre détenu par Vincent Bolloré, a créé une onde de choc qui secoue le monde du livre. Depuis, plus de 260 auteurs ont annoncé qu’ils ne publieraient pas leur prochain livre chez Grasset. Jamais autant d’écrivains n’avaient créé un front commun pour défendre un éditeur. Jamais les éditeurs eux-mêmes ne s’étaient autant mobilisés pour prendre la défense d’un confrère. Plus de 200 ont signé une tribune dans Le Monde.

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Un tollé que le milliardaire breton aux convictions politiques d’extrême droite ne semblait pas avoir prévu et qui pourrait susciter quelques questions lors des assemblées générales de deux sociétés qui coiffent Hachette Livre – Lagardère SA et Louis Hachette Group – et qui se tiennent mardi 5 mai au Casino de Paris.

Car cette mobilisation des auteurs et des salariés pourrait déstabiliser non seulement Grasset et sa maison mère, mais aussi tout le secteur de l’édition.

Une méthode brutale

Hachette Livre a ainsi annoncé « le départ d’Olivier Nora des éditions Grasset » et « son remplacement par Jean-Christophe Thiery [PDG de Louis Hachette Group] à la tête de la maison d’édition » en toute illégalité, puisque aucune procédure de licenciement n’avait été engagée et que le conseil d’administration extraordinaire de Grasset n’avait pas été convoqué pour mettre fin au mandat de PDG d’Olivier Nora.

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Source:

www.lemonde.fr