Kering a levé le voile sur sa feuille de route à Florence (Italie), jeudi 16 avril, devant un parterre d’analystes financiers. De Luca de Meo, directeur général du groupe de luxe depuis septembre 2025, tous espéraient des prévisions de chiffre d’affaires précises. Ils sont restés sur leur faim. L’ancien patron de Renault a seulement annoncé vouloir « plus que doubler la marge d’exploitation du groupe d’ici à 2030 », pour atteindre environ 22 % de son chiffre d’affaires.
Cependant, rappelle Luca Solca, analyste financier chez Bernstein, « le secteur n’est pas une industrie de réduction de coûts, mais de croissance du chiffre d’affaires ». Or, Kering n’est pas parvenu à préciser « comment il compt[ait] relancer les ventes » de ses neuf marques de luxe, et « de Gucci en particulier », a estimé M. Solca, jeudi 16 avril, au terme d’une présentation « inédite », à laquelle Le Monde était invité et qui aura duré plus de trois heures. Sa déception est visiblement partagée : à la Bourse de Paris, l’action Kering a cédé 3 %, jeudi.
M. de Meo a pourtant chiffré le potentiel de croissance de Gucci dans la maroquinerie, la chaussure, l’horlogerie ou la joaillerie à plus de 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires additionnel. La marque italienne, qui génère 40 % des ventes de Kering et lui procure 60 % de son résultat opérationnel, doit impérativement renouer avec la croissance, après avoir perdu 22,5 % de son chiffre d’affaires en 2025, à 6 milliards d’euros. En 2022, la marque générait 10,5 milliards d’euros de ventes.
Il vous reste 70.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr

