Deux mois après le conflit avec le leader de l’intelligence artificielle (IA) Anthropic, le « département de la guerre » américain a annoncé un accord de collaboration dans l’IA avec sept autres grands leaders de la tech, désormais de plus en plus imbriqués dans la politique de défense de Washington.
Selon un communiqué publié vendredi 1er mai, le Pentagone « a conclu des accords avec sept des plus grandes entreprises mondiales spécialisées dans l’intelligence artificielle de pointe – SpaceX, OpenAI, Google, Nvidia, Reflection, Microsoft et Amazon Web Services – afin de déployer leurs capacités avancées en IA sur les réseaux classifiés du département, pour un usage opérationnel conforme à la loi ».
Cette précision sur un usage « conforme à la loi » est décisive : cette promesse n’avait pas été jugée suffisante par Dario Amodei, le PDG d’Anthropic, qui voulait de surcroît empêcher le Pentagone d’utiliser son modèle d’IA, Claude, pour la surveillance de masse de la population des Etats-Unis et l’élimination automatique d’êtres humains sur le champ de bataille, sans intervention humaine. Faute d’accord, l’administration Trump avait coupé les liens avec Anthropic, la qualifiant de danger pour la sécurité nationale, alors que son modèle Claude est considéré le plus performant.
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Source:
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