L’exercice lui déplaît mais il a dû s’y plier, une fois de plus, non sans une pointe d’amertume. Alors qu’il tenait une conférence de presse, à Paris, pour dévoiler les « initiatives » de son organisation « en vue de la présidentielle 2027 », le numéro un du Medef, Patrick Martin, a, à nouveau, été assailli de questions sur les rapports entre les milieux d’affaires et l’extrême droite. « Contrairement à [une] idée reçue, le patronat n’a pas basculé du côté du Rassemblement national [RN] », a-t-il assuré, devant un essaim de caméras et de micros tendus. Le dirigeant du premier mouvement d’employeurs s’est dit « dépité de voir combien il y a un focus » sur le sujet.
Prenant à témoin son auditoire, M. Martin a lancé, « les yeux dans les yeux », qu’il voulait « crever cette baudruche » selon laquelle les chefs d’entreprise auraient pris fait et cause pour Marine Le Pen et ses amis. « C’est faux ! », a-t-il martelé, en faisant valoir que le programme du parti d’extrême droite recèle de nombreuses « ambiguïtés » et zones de flou : « J’avoue ne pas tout comprendre à ce jour. » Le leader du Medef a également mis en exergue « la grille de lecture » de son organisation, pour suggérer qu’elle n’est pas alignée avec celle du RN. « On est pro-européens, (…) on est pour des accords de libre-échange raisonnés », a-t-il notamment mentionné, tout en développant un discours en faveur de l’« immigration économique choisie ».
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Source:
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