En cette matinée de février 2019, Marc Biarnès, ingénieur support chez Microsoft, se trouve à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. L’avion pour Seattle (Etats-Unis), où est prévu un événement professionnel, est parti sans lui. Il est pris en charge par les urgences. Respiration difficile, pouls qui s’emballe, poids dans la poitrine, tremblements… Un médecin lui livre le diagnostic : il vient de faire un burn-out. Un arrêt de travail d’un an sera nécessaire avant qu’il puisse retourner dans son entreprise.
La notion de burn-out est familière à M. Biarnès. Et pour cause : ce salarié investi, confronté à une intense pression, a été victime d’un premier épuisement professionnel seize ans plus tôt. Les mêmes symptômes avant-coureurs sont d’ailleurs apparus en 2003 comme en 2019, quelques semaines avant la crise : insomnies, difficultés à se concentrer, tendance à l’isolement… « Je n’y ai pas prêté attention, je n’étais déjà plus en mesure de m’écouter. »
Le cas de M. Biarnès n’est pas isolé. La rechute après un premier burn-out est fréquente, comme l’ont montré différentes études. Durant la première année de retour au travail, 28 % des personnes ayant subi un syndrome d’épuisement professionnel ou une dépression seraient concernées, selon l’enquête publiée en 2025 par l’Université catholique de Louvain (Belgique) et Axa.
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Source:
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