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L’ascension et la chute d’une marque automobile chinoise sous perfusion de subventions

Des centaines de carrosseries sont laissées à l’abandon sur un parc de stockage extérieur gagné par les mauvaises herbes. Les portes de l’usine ont été condamnées. A l’intérieur, les bras articulés des machines-outils sont à l’arrêt et certains véhicules pas encore terminés restent sur la défunte ligne de production. L’usine de la marque automobile Neta représentait un grand espoir pour Yichun, une ville de la reculée province du Jiangxi. Désormais, la télévision officielle chinoise la montre en exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de politique industrielle. Son cas confirme, au passage, qu’une pluie de subventions publiques maintient artificiellement en vie certains constructeurs chinois, une réalité dénoncée de longue date par des partenaires commerciaux tels que l’Union européenne, sans être entendus par Pékin.

Commercialisées à partir de 2018, les voitures électriques Neta devaient séduire par leur look moderne et leur positionnement de prix relativement accessible. L’automobile électrique était alors une priorité nationale. Le fondateur de la marque, Fang Yunzhou, un ancien du groupe automobile Chery, a rapidement obtenu le soutien de plusieurs gouvernements locaux désireux d’avoir eux aussi une usine de voitures. Des lignes de production Neta ont ouvert dans le dynamique Zhejiang, au sud de Shanghaï, et à Yichun, dans une région bien plus rurale, connue uniquement pour ses mines de lithium et qui rêve de monter en gamme, ainsi qu’à Nanning, dans la province pauvre du Guangxi, proche du Vietnam.

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Source:

www.lemonde.fr