Les drapeaux claquent, le vent balaie l’esplanade de granit de l’imposant Mémorial de la guerre de Séoul. En visite en Corée du Sud jeudi 2 et vendredi 3 avril, le président français, Emmanuel Macron, a rendu hommage, dès son arrivée, aux soldats tombés pendant la guerre de Corée (1950-1953) « pour la liberté ».
Un geste apprécié par les Coréens, en résonance avec le contexte martial de crise au Moyen-Orient. « On parle de guerre et de ses conséquences », déclare Emmanuel Macron, alors que l’économie locale est si fortement affectée que son hôte, le président, Lee Jae-myung, compare la situation au « temps de la guerre. Ce n’est pas une averse passagère, mais une tempête à durée indéterminée ».
La quatrième économie asiatique importe du Moyen-Orient 70 % de son pétrole, 20 % de son gaz, mais aussi une grande partie de son hélium et de son naphta, un mélange liquide d’hydrocarbures légers. Le dernier pétrolier sud-coréen ayant franchi le détroit d’Ormuz est arrivé dans la péninsule le 20 mars. Depuis, plus rien. Le Center for Strategic and International Studies, un think tank américain, estime entre 23 et 26 le nombre de navires sud-coréens toujours coincés dans le détroit.
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Source:
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