Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a suscité l’incompréhension, jeudi 9 avril, alors qu’il s’inquiétait de la loi israélienne instaurant la pendaison pour des « terroristes » palestiniens, votée par la Knesset le 30 mars. En réponse à une question au gouvernement de la sénatrice (PS) de l’Aude, Gisèle Jourda, le ministre se dit « consterné » par ce texte, qu’il juge contraire à « une éthique humaniste, universaliste » d’Israël.
Puis M. Barrot s’aventure à définir ces valeurs que la France « reconnaît » dans « le peuple » d’Israël. Il exhume alors une phrase attribuée à la première ministre israélienne Golda Meir (1969-1974) : « Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. »
Détonante en réponse à une question sur la peine de mort, cette citation a suscité quelques critiques. Le député La France insoumise (LFI) de Paris, Aymeric Caron, a dénoncé sur le réseau X un propos « raciste et suprémaciste », utilisé en son temps par Golda Meir « pour justifier les massacres de Palestiniens, qui ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes d’être exterminés ». Dans la mémoire palestinienne, cette phrase demeure comme la revendication d’une violence d’Etat sûre de son bon droit.
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Source:
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