L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
A moins d’être un accro du genre, il sera difficile a priori de localiser sur la carte du cinéma l’auteur de Hokum. Damian McCarthy, réalisateur irlandais âgé de 45 ans, est l’auteur à ce jour de trois longs-métrages d’horreur, dont le premier (Caveat, 2021) fit une sortie française discrète, le deuxième (Oddity, 2025) fut diffusé directement en VoD, quand le troisième est aujourd’hui reproposé par le distributeur The Jokers Films au public des salles obscures.
On y retrouvera, dans la lignée de la franchise Conjuring, sa facture un peu archaïque, son affection pour le thème de la maison hantée, son goût des figures artificielles et mécaniques, sa manière plutôt élégante et subtile d’entretenir, entre épouvante atmosphérique et freudisme de circonstance, une petite mécanique bien huilée de l’horreur.
Un romancier, Ohm Bauman, s’installe dans une auberge irlandaise pour y poursuivre un travail qui n’avance pas et disperser les cendres de ses parents dans la forêt environnante. Accueilli dans une demeure hors d’âge par un personnel qui cultive l’étrange, l’écrivain va se laisser progressivement entraîner dans les profondeurs de la demeure, dont il y aurait lieu de penser qu’elles recoupent celles de l’inconscient. Rumeurs et non-dits, récits de sorcières et de fantômes, morts qui ne trouvent pas la paix, tout cela se dépose irrémédiablement dans la conscience de l’endeuillé, dont on ignore jusqu’à quel point il rêve ce qu’il vit ou vit ce qu’il rêve.
Il vous reste 45.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr

