Le prix du Barreau de Marseille 2026 a été attribué à Guillaume Poix pour son roman Perpétuité, publié aux Éditions Verticales. Distingué par un jury composé de huit avocats, l’ouvrage avait déjà été remarqué dans plusieurs grandes sélections littéraires, notamment pour le prix Goncourt, le Goncourt des lycéens et le Goncourt des détenus.
Ancien élève de l’École normale supérieure, Guillaume Poix s’impose depuis plusieurs années comme une figure singulière du paysage littéraire contemporain. À la fois romancier, dramaturge et traducteur, il s’est d’abord fait connaître en 2014 avec Straight, un premier texte de théâtre largement salué. Depuis, il a signé plus d’une dizaine de pièces, traduites en plusieurs langues et publiées aux éditions Théâtrales.
Des planches au roman
En tant que romancier, il a publié Les Fils conducteurs en 2017, puis Là d’où je viens a disparu en 2020, un ouvrage récompensé par le prix Alain Spiess du deuxième roman ainsi que le prix Frontières–Léonora Miano. Avec Perpétuité, il poursuit une réflexion engagée sur l’univers carcéral, déjà amorcée dans sa pièce Léviathan (2024), mise en scène par Lorraine de Sagazan.
Perpétuité plonge le lecteur dans une maison d’arrêt du sud de la France, le temps d’une nuit de service. On y suit Pierre, Houda, Laurent, Maëva et leurs collègues surveillants, liés par des relations complexes de camaraderie, d’amour ou d’inimitié. Tous évoluent dans une routine tendue, où le moindre incident peut faire basculer l’équilibre fragile du quotidien.
Remise de prix le 28 mai
Le prix du Barreau de Marseille distingue chaque année une œuvre contemporaine en lien avec les enjeux du droit et de la justice, mettant en lumière le dialogue entre littérature et monde judiciaire. Doté de 5 000 euros, il sera remis le 28 mai 2026 à 18h30 au Théâtre de La Criée, à Marseille, dans le cadre du festival « Oh les beaux jours ! », consacré à la littérature et aux idées.
À l’issue de la cérémonie, une rencontre réunira Guillaume Poix et la présidente du jury, Adèle Yon, lauréate 2025, offrant au public l’occasion d’échanger autour de l’ouvrage et des thématiques qu’il explore.
Récompensée l’an dernier pour Mon vrai nom est Elisabeth (éditions du Sous-sol), Adèle Yon avait rencontré un large succès en librairie, avec plus de 250 000 exemplaires vendus.
Source:
www.livreshebdo.fr

