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Les meilleures ventes du 27 avril au 3 mai 2026 : Le retour d'Aya Estrella, star de Wattpad

Paru le 29 avril, Les Yakuzas – tome II d’Aya Estrella s’est écoulé à près de 9 500 exemplaires lors de sa première semaine de commercialisation, selon les données NielsenIQ BookData communiquées par HarperCollins France. Un démarrage lui permettant de se classer au 10è rang de notre Top 20 hebdomadaire et qui excède sensiblement celui du premier tome, dont la semaine inaugurale avait atteint un peu plus de 5 000 ventes.

« On est quand même bien au-delà avec le tome deux. Et ces chiffres-là ne prennent pas en compte le fait qu’on l’ait aussi vendu au Festival du livre de Paris », réagit auprès de Livres Hebdo Roxane Maffre, éditrice chez HarperCollins France, précisant qu’environ 600 exemplaires supplémentaires avaient été cédés lors de l’événement mi-avril, en avant-première.

Une mise en place augmentée de 43 % par rapport au premier tome

Le tome I, paru en janvier dernier, affiche à ce jour plus de 30 000 ventes nettes en France, auxquelles s’ajoutent 1 800 exemplaires en Belgique, selon l’éditeur, pour une moyenne hebdomadaire de 1 300 exemplaires. Son tirage initial s’établissait à 42 000 exemplaires, avec une mise en place de 19 000 dans l’Hexagone. Le réassort a finalement dépassé la mise en place initiale, à 27 000 exemplaires. Le premier tirage avec jaspage, qui avait contribué à créer l’événement en librairie, est désormais épuisé et ne sera pas réimprimé. « On ne s’attendait pas à ce que ça parte aussi vite », admet Roxane Maffre. Cet opus est en cours de réimpression, portant à 60 000 le total d’impressions.

Fort de ces indicateurs, HarperCollins a revu ses ambitions à la hausse pour la suite : le tome II a été tiré à 40 000 exemplaires, avec une mise en place de 30 000 — soit une progression de près de 43 % par rapport à celle du premier tome. La part France représente 27 000 exemplaires mis en place, pour un tirage hexagonal de 35 000.

La performance de la première semaine s’explique en partie par un dispositif promotionnel particulièrement dense. En amont de la sortie, une campagne de précommande a été activée, doublée de l’envoi d’une box influenceurs et libraires incluant le livre en avant-première et des goodies exclusifs. Des t-shirts libraires ont accompagné la mise en place pour événementialiser la sortie en point de vente, tandis qu’une plaquette de prospection commerciale dédiée complétait le dispositif trade. Côté grand public, des partenariats ont été noués avec des comptes influents dans les univers dark romance, manga et lifestyle japonais — notamment @justkassou et @mademoiselle_so_ —, et des campagnes ont été déployées sur Babelio, Gleeph et Booknode.

Aya Estrella est une romancière de la génération Wattpad : Les Yakuzas était son texte le plus consulté sur la plateforme, avec 3 millions de vues au moment où HarperCollins l’a recrutée. Une partie du lectorat avait donc déjà connaissance du tome I avant sa publication papier. Le tome II, en revanche, constitue pour l’essentiel une nouveauté absolue : l’autrice n’en avait publié que quelques chapitres en ligne, et le texte a été entièrement revu dans le cadre du travail éditorial. « Le tome deux, c’est une version que les lecteurs n’ont jamais encore vue », insiste Roxane Maffre, y voyant un levier supplémentaire d’adhésion.

Des prolongements annoncés

La série se distingue également par sa proposition narrative au sein du genre dark romance. « Aya Estrella propose quelque chose qui n’a rien à voir avec le héros qui a l’ascendant sur l’héroïne. Toute la psychologie du personnage principal, à travers le traumatisme qu’il a vécu, ça parle beaucoup aux lectrices — plutôt que de voir un mâle dominant face à une héroïne en détresse, ce qui a été écrit, réécrit, vu et revu », analyse l’éditrice.

La duologie se referme avec ce tome II, mais HarperCollins a d’ores et déjà annoncé en fin de volume un spin-off centré sur le personnage secondaire Ghost, prévu pour 2027. Des discussions sont par ailleurs en cours avec l’agence audiovisuelle Matriochkas pour une éventuelle adaptation. Les cessions de droits à l’international, notamment via le réseau des filiales du groupe HarperCollins, n’ont pas encore été conclues, mais l’éditrice indique que « souvent, les filiales attendent qu’il y ait un gros succès en France pour se positionner ». Deux dates de dédicaces sont encore programmées : le 9 mai à la librairie Plan Cœur (Paris) et le 30 mai à la Librairie du Cap (Saint-Laurent-du-Var).

Les meilleures ventes de la semaine du 27 avril au 3 mai 2026

Le classement s’ouvre sur deux entrées directes en tête : La prof de Freida McFadden (J’ai lu) s’installe à la première place, tandis que L’autre moi de Franck Thilliez (Fleuve éditions) prend d’emblée la deuxième avec un doublé pour l’auteur de polars dont la version poche du dernier roman À retardement (Pocket) entre directement à la 6e place.

Les titres installés reculent mécaniquement : Une unique lueur de Fred Vargas (Flammarion), à sa 4e semaine, chute à la 3e place, et Tata de Valérie Perrin (Le Livre de poche), en 5e semaine, glisse à la 5e. Un animal sauvage de Joël Dicker (Rosie & Wolfe) poursuit sa trajectoire descendante à la 9e place après six semaines de présence.

Freida McFadden confirme son emprise, mais désormais dans la seconde partie du classement avec pas moins de quatre titres supplémentaires entre les rangs 12 et 18, dont La femme de ménage (J’ai lu) à sa 91e semaine de présence. Quatrième et dernière entrée de la semaine : Les Yakuzas, vol. 2. L’héritier d’Aya Estrela (HarperCollins).


Source:

www.livreshebdo.fr