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Dans une « Souris City », le rôle social des « profiteurs » et « des travailleurs » n’est pas figé

Comment, au sein d’une société animale, s’établit une division du travail ? Pourquoi certains individus se muent-ils en « travailleurs », à l’activité bénéfique pour toute la communauté, tandis que d’autres, des « profiteurs », tirent surtout avantage du travail d’autrui ? D’où vient que certaines collectivités se fondent sur la compétition entre individus, tandis que d’autres fonctionnent sur une base coopérative ?

Concernant les humains, des bataillons de sociologues, d’économistes, de philosophes, d’historiens… se sont attaqués à ces questions complexes – et explosives. Or les neurobiologistes aussi ont leur mot à dire, révèle une étude française parue dans la revue Nature du 1er avril. Où il apparaît que chez la souris, en tout cas, le rôle social d’un individu n’est ni prédestiné ni figé, mais au contraire très flexible. Autre constat frappant : si les triades de mâles adoptent une stratégie compétitive, celles de femelles optent en majorité pour la coopération.

Dirigeons nos pas vers la montagne Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement de Paris. A l’ombre du Panthéon se niche un village miniature : une cité des souris (« Souris City »), sise au cœur de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI). Ici, les chercheurs scrutent les comportements des rongeurs qui « vivent leur vie » dans des environnements semi-naturels. Ils y sont filmés en permanence, chaque individu étant identifié à l’aide de six puces sans contact (RFID).

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Source:

www.lemonde.fr