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Dans la bande de Gaza, la difficile recherche des personnes disparues

Ce sont des milliers de personnes qui sont présumées mortes dans la bande de Gaza et dont les dépouilles n’ont jamais été retrouvées, probablement ensevelies dans les décombres de bâtiments détruits. Un travail de recherche de ces dépouilles est en cours. Un travail de titan qui se heurte à de multiples obstacles.

Publié le : 30/04/2026 – 23:53


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Avec notre correspondant dans la bande de Gaza, Rami El Meghari, et notre envoyé spécial à Jérusalem, Guilhem Delteil

L’absence de corps, et même de certitudes, rend le deuil impossible pour de nombreuses familles. Patrick Griffith, porte-parole du CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, est actuellement en visite à Gaza.

« Elles ne savent pas s’ils sont détenus, ou s’ils ont été tués et que leurs dépouilles n’ont pas encore été retrouvées ou identifiées. Nous pensons à la souffrance qu’elles endurent chaque jour, à attendre ou à chercher des réponses », explique Patrick Griffith, porte-parole du CICR.

Un seul bulldozer

Les opérations de recherche sont menées par la Défense civile et les autorités de Gaza. Le CICR leur vient en aide, mais il n’y a actuellement dans ce territoire palestinien qu’un seul bulldozer.

« Dans les semaines à venir, nous pourrons affirmer que nous disposons de deux bulldozers en état de marche pouvant être utilisés à cette fin. Il y avait un autre bulldozer à Gaza avant le début du conflit armé en 2023 ; celui-ci est actuellement en cours de réparation à l’aide de pièces de rechange disponibles sur le marché local », détaille Patrick Griffith.

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Difficulté d’accès au-delà de la ligne jaune tracée par Israël

L’autre difficulté est que la majeure partie du territoire palestinien est située derrière une ligne jaune tracée par l’armée israélienne. Elle est inaccessible sans son autorisation.

« Nous faisons de notre mieux pour coordonner nos actions avec les autorités israéliennes lorsque ces opérations doivent avoir lieu dans les zones situées à l’est de la ligne jaune. Mais nous n’y parvenons pas toujours. Parfois, nos demandes sont retardées ou rejetées. Elles sont parfois approuvées, mais le bilan n’est pas parfait », souligne Patrick Griffith.

Ces opérations comportent des risques jusque dans la zone accessible. Les débris que les secouristes doivent fouiller peuvent dissimuler des charges qui n’ont pas explosé.

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Source:

www.rfi.fr