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"Cessez-le-feu" entre Washington et Téhéran: "Les uns signent, le Liban saigne"

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A la Une de la presse, ce jeudi 9 avril, le lendemain de l’annonce du «cessez-le-feu» entre les Etats-Unis et l’Iran, qui estime que des négociations n’ont «aucun sens» au vu des «violations observées» hier au Liban, où les frappes israéliennes ont fait des centaines de victimes. La trêve conclue entre Téhéran et Washington est aussi accueillie avec scepticisme ailleurs dans le monde, y compris aux Etats-Unis. Et la mission Artemis 2, objet de thèses conspirationnistes plus ou moins inventives.

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A la Une de la presse, le lendemain de l’annonce du «cessez-le-feu» entre les Etats-Unis et l’Iran, qui estime que des négociations n’ont «aucun sens» au vu des «violations observées» hier au Liban.

«Les autres signent et le Liban saigne»: L’Orient Le Jour dénonce le « déchaînement de la machine de guerre » israélienne sur le Liban, «exclu par Tel-Aviv de ce cessez-le-feu avec l’aval de Washington». Dix minutes, une centaine de cibles, des centaines de victimes: pour Al Akhbar, autre quotidien libanais, proche du Hezbollah, Israël «fait exploser l’accord» conclu entre les Etats-Unis et l’Iran. Après «40 jours de résistance», Tehran Times, quotidien pro-régime, voit la trêve «fragilisée» par les bombardements contre le Liban et fait état de la décision iranienne de ne pas rouvrir le détroit d’Ormuz en représailles. Et pendant que le régime continue à dire qu’il a «le doigt sur la gâchette», les Iraniens contactés par Le Figaro estiment, eux, être «les grands perdants» du cessez-le-feu et redoutent que le pouvoir «fragilisé mais toujours en place ne leur fasse payer le prix de cette guerre».

«Nous ne paierons pas»: pour le très à droite Israel Hayom, la trêve annoncée par les Etats-Unis empêche Israël d’«atteindre ses objectifs». Même son de cloche du côté de Yediot Aharonot, qui juge que Trump «gagne du temps avec ce cessez-le-feu», et que c’est Israël qui «en paie le prix». Plus nuancé, le Jerusalem Post explique que «Trump et Netanyahou n’ont pas détruit la République islamique mais ont rendu sa survie impossible» et que sa chute «dépendra de l’évolution de la situation à l’intérieur de l’Iran et de la capacité de la diplomatie à faire preuve de la même détermination qu’il y en a eu dans la conduite de la guerre». «Le gouvernement israélien des ténèbres éternelles doit donner sa chance à la diplomatie», plaide Haaretz. Le quotidien de gauche, qui cite les révélations du New York Times sur la façon dont Netanyahou aurait entraîné Trump dans «une aventure injustifiée et inconsidérée», met en garde contre le risque que le Premier ministre israélien «récidive en attisant le conflit libanais»: «En mettant en péril le cessez-le-feu, prévient le journal, (Netanyahou) risque de faire d’Israël le principal responsable du désastre qui se profile».

The Atlantic résume le sentiment général: «Trump vient de conclure un accord qui ne lui donne rien de ce qu’il voulait obtenir» et «sa déclaration de victoire sonne creux». «Le président Trump a dit déclencher la guerre pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire et cette guerre s’est terminée – du moins pour l’instant – par la démonstration que Téhéran possède une arme de dissuasion sans doute plus puissante, moins coûteuse, pouvant générer des revenus, impossible à négocier et qui lui confère une influence considérable sur l’économie mondiale: le détroit d’Ormuz». Le président des Etats-Unis ne convainc pas, y compris dans son propre camp, où The Wall Street Journal juge sa déclaration de victoire «prématurée», car l’Iran contrôle toujours le détroit d’Ormuz et détient peut-être aussi toujours son stock d’uranium enrichi. Le quotidien conservateur craint que Téhéran ne se comporte dans les négociations à venir «comme à son habitude», «en prétendant vouloir parvenir à un accord…sans jamais le conclure». «Les négociations s’éterniseront sur deux semaines, puis trois, puis des mois et l’Iran pariera que M. Trump ne reprendra pas les bombardements à l’approche des élections de mi-mandat», prédit le journal. Derrière la fausse «victoire», la claque électorale? D’après Politico, les républicains seraient «soulagés par les mesures prises en faveur de la réconciliation avec l’Iran» mais craignent que ce soit «trop peu et trop tard» pour les sauver d’une défaite «brutale» en novembre prochain.

C’est cette planète tourmentée que retrouvera l’équipage de la mission Artémis 2, de retour sur Terre dans la nuit de vendredi à samedi. De retour, du moins pour celles et  ceux qui pensent que la mission est réellement partie, car certains internautes sont persuadés que cette mission Artémis est une fake news. Le Parisien/Aujourd’hui en France rapporte que les réseaux sociaux sont «inondés», ces derniers jours, de thèses conspirationnistes affirmant que cette soi-disant mission de la Nasa est fausse. Mais les images diffusées depuis l’espace, objecterez-vous? Une simple mise en scène dans un studio de télé, où les astronautes seraient filmés sur fond vert et maintenus par des câbles pour simuler l’apesanteur, selon les complotistes. Quelle imagination! La vérité est pourtant beaucoup plus terre à terre, si l’on peut dire, comme en témoigne la difficulté toujours pas résolue des toilettes à bord de la capsule Orion. Outre le dysfonctionnement subi au moment du décollage, mercredi dernier, El Pais fait état des problèmes récurrents de ce système ultra-sophistiqué à plus de 20 millions de dollars, conçu pour expérimenter le recyclage de l’urine en eau potable lors de futures missions de longue durée. On est loin, désormais, des expériences de la première mission orbitale lunaire, Apollo 8, en 1968, durant laquelle le commandant tomba malade et ne parvint à manipuler correctement les sacs à déjections. Les trois astronautes durent alors rattraper les amas de matières fécales et de vomi flottant en apesanteur, alors qu’ils s’apprêtaient à entrer dans l’Histoire.

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Source:

www.france24.com