Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, est humain. Il n’a donc pas de superpouvoirs, au-delà de l’influence de son entreprise (les applications Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger cumulent plus de 3,5 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens à travers le monde) et de sa fortune de 254 milliards de dollars (216 milliards d’euros), selon le classement du magazine Forbes. Mais le dirigeant imagine que l’intelligence artificielle (IA), dans laquelle il planifie 600 milliards de dollars d’investissements d’ici à 2028, peut le transformer en super-PDG.
Le quotidien britannique Financial Times a révélé, lundi 13 avril, que Meta réfléchissait à créer « une version de Mark Zuckerberg basée sur l’intelligence artificielle, capable d’interagir avec les employés à sa place ». Cette doublure numérique pourrait engager la conversation et donner son avis en temps réel, en fonction des déclarations et de la façon de penser du dirigeant sur lesquelles l’IA aurait été entraînée. Elle pourrait reproduire les manières et le ton du dirigeant. Selon le FT, Mark Zuckerberg collabore directement à ce projet, encore à un stade préliminaire.
Le 22 mars, le Wall Street Journal avait déjà indiqué que le PDG de Meta envisageait de créer son propre agent IA : cet assistant personnel l’aiderait à mieux diriger son entreprise, répondre plus rapidement aux questions ou s’informer des évolutions de l’entreprise… L’IA donnerait ainsi naissance à une nouvelle créature, un PDG augmenté, capable de décider plus vite et plus judicieusement, un PDG jamais fatigué, sur le pont jour et nuit. Le développement de ces doublures nourries à l’IA serait étendu par la suite à d’autres personnes, au sein de l’entreprise et à l’extérieur.
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Source:
www.lemonde.fr

