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Aux Etats-Unis, l’émergence d’un nouveau salarié dopé à l’IA

Les soirées de San Francisco ne sont plus ce qu’elles étaient, déplore Nikunj Kothari, associé dans l’entreprise de capital-risque FPV Ventures, dans un post publié en février sur les réseaux sociaux : « Un ami a quitté une soirée à 21 h 30, un samedi. Pas fatigué. Pas malade. Il voulait retrouver ses agents [d’intelligence artificielle, ces robots qui font tourner des modèles personnalisés]. Plus personne ne s’en étonne, écrit l’investisseur. Désormais, toutes les soirées sont sobres. Les jeunes ne boivent pas, car ils doivent se remettre au travail juste après. Ce n’est pas l’influence de Bryan Johnson [un entrepreneur antialcool qui ambitionne de vivre éternellement] qui les guide – bien que cela joue sans doute un rôle. L’ivresse qu’ils recherchent aujourd’hui se mesure en “tokens” par jour. »

Les tokens (« jetons »), ce sont ces unités, ces particules d’intelligence artificielle, générés à l’aide d’électricité et de serveurs géants. Ils sont la nouvelle mesure de la puissance, comme jadis les kilowattheures au moment de la généralisation de l’électricité. Sur Gemini, l’assistant IA de Google, pour obtenir la date de naissance de George Washington, 40 tokens sont nécessaires tandis qu’il en faut 3 000 pour avoir un portrait de qualité et 5 300 pour une vidéo de vingt secondes.

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Source:

www.lemonde.fr