Une légère odeur « verte » précède de quelques secondes le moment où l’on aperçoit l’œuvre. Au sein du château de l’Eglantine, édifice bourgeois bâti en 1891 à Jouy-en-Josas (Yvelines) qui abrite depuis trente-cinq ans le Musée de la toile de Jouy, Herbarium Interior, fresque murale en porcelaine signée Alice Riehl, s’aborde de face, les sens aux aguets.
A la façon d’un diffuseur d’ambiance, celle-ci exhale son propre parfum. « On ne repart pas avec son flacon ? », a tenté, le soir du vernissage, une invitée. Mais le fruit de cette collaboration entre l’artiste et le groupe de parfumerie DSM-Firmenich s’est délesté des convenances commerciales : il ne se respire qu’in situ.
Il y a un an, en avril 2025, la plasticienne parisienne s’envole pour New York, où l’attend une résidence de deux mois à la Villa Albertine, institution culturelle tricolore créée en 2021. Son projet : réinterpréter, dans sa porcelaine signature, la toile de Jouy, afin de proposer une œuvre capable de restituer la beauté du végétal. « Durant l’année précédente, je m’étais plongée dans les archives du musée, j’avais parcouru les toiles de coton et les empreintes sur papier, raconte-t-elle. Parmi les 30 000 motifs sauvegardés, principalement floraux, c’est la centaine de toiles où apparaissent des personnages qui m’ont captivée. »
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Source:
www.lemonde.fr

