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Larousse lance le label « Comet Sparks », dédié à la littérature new adult

Deux ans après le lancement du label young adult Comet, les éditions Larousse amorcent une nouvelle phase de développement avec la création de Comet Sparks, nouveau label dédié au segment new adult. « Cette initiative répond à une double dynamique éditoriale : préserver l’identité forte de Comet tout en ouvrant un espace d’expression à des textes plus adultes, jusqu’ici écartés pour des raisons de ligne éditoriale », confie Mélanie Decourt, directrice du département jeunesse de Larousse.

Depuis sa création, Comet défend une promesse claire auprès d’une cible adolescente (13-14 ans et plus) : des récits « safe », sans scènes de sexe ou de violence explicites. « Cette cohérence éditoriale a permis de bâtir une relation de confiance durable avec les libraires, relais essentiels auprès des parents, et de fédérer une communauté active de lectrices, notamment sur les réseaux sociaux », détaille Mélanie Decourt, qui justifie la création de Comet Sparks par le besoin d’accueillir des textes qui n’auraient pas leur place au sein de Comet. « Intégrer des romans à contenu explicite chez Comet aurait représenté un risque de brouillage, justifie-t-elle. Nos équipes éditoriales recevaient de plus en plus de manuscrits, souvent signés par des autrices déjà suivies, abordant des thématiques adultes et incluant des scènes sexuelles. En créant Comet Sparks, nous pouvons accueillir ces textes sans compromettre l’ADN du label historique. »

Avec Comet Sparks, Larousse investit ainsi pleinement le new adult, un segment éditorial relativement récent qui cible les 18-30 ans, une tranche d’âge qui se distingue par une appétence pour des récits initiatiques intégrant des enjeux émotionnels, relationnels et identitaires plus complexes que ceux du young adult.

Des autrices phares

Pour son lancement, le label s’appuie sur des signatures reconnues et une primo-romancière française. Le premier titre, Accidentally Amy, une romance de bureau de l’Américaine Lynn Painter, paraîtra le 17 juin avec un tirage initial de 18 000 exemplaires. L’autrice est déjà identifiée comme une figure majeure du catalogue Comet avec plusieurs best-sellers : son roman Better than the movies a notamment dépassé les 50 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues selon les données NielsenIQ BookData de la base Electre.

Le 3 juillet suivra Forever and Always You de l’Écossaise Estelle Maskame, révélée par Wattpad et autrice de la série à succès Did I mention I love you ? parue chez PKJ (plus de 540 000 ex. toutes éditions confondues). Dans cette romance « très spicy », l’autrice s’empare du trope « friends-to-ennemies-to-lovers ».

Les trois premiers titres de Comet Sparks en 2026- Photo COMET SPARKS

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À la rentrée, le 16 septembre, Aure Demangeat publiera quant à elle son premier roman Done for good. La jeune autrice de 24 ans, dont le livre a pour sujet une agence « anti-matrimoniale », a la particularité d’avoir été la première stagiaire en communication chez Comet. Un trait qu’elle partage avec Clémentine Beauvais, « découverte » en 2009 par Mélanie Decourt et Laurence Faron alors qu’elle effectuait son stage chez Talents Hauts.

Enfin, un deuxième titre de Lynn Painter, Fake Skating, paraîtra également en septembre. Publié aux États-Unis en 2025 par Simon & Schuster, l’ouvrage fera prochainement l’objet d’une adaptation pour Netflix produite par Sony Pictures et Olive Bridge.

Segmentation éditoriale et commerciale

Ce lancement intervient dans un contexte de forte croissance pour le label Comet, qui comptera 24 titres à la fin de l’année 2026, avec un rythme de publication d’environ dix nouveautés par an, dont un autre titre de Lynn Painter, The do-over, à paraître le 3 juin.

Mais si Comet Sparks s’inscrit dans la continuité de Comet en termes d’auteurs et de tonalité, la segmentation sera nette sur le plan commercial. Les circuits de prescription différeront, notamment en librairie, où les ouvrages intégreront des rayons distincts. La communication digitale, en revanche, reste pour l’instant mutualisée via un compte unique, capitalisant sur la communauté existante.

L’intégration de scènes érotiques dans les romans fera quant à elle l’objet d’une signalétique dédiée avec un système de gradation allant d’un à trois « piments ». Un choix éditorial qui s’inscrit dans une « tendance plus large de normalisation et de décomplexion de la littérature sentimentale et érotique auprès d’un public jeune adulte féminin », conclut Mélanie Decourt.


Source:

www.livreshebdo.fr